Croissance : le HCP s’attend à une accélération en ce début de 2017

L’année 2017 serait celle de la reprise de l’économie nationale ! C’est du moins ce qu’assure le HCP dans sa livraison de ce jeudi. Le conjoncturiste du Royaume s’attend à un redressement de la valeur ajoutée agricole devant tirer vers le haut la croissance de l’économie nationale.

  Après avoir tablé sur une croissance timide ne dépassant pas 1,2% au quatrième trimestre de 2016 sous l’effet de la baisse de 12,3% de la valeur ajoutée agricole, le Produit intérieur brut (PIB) devrait connaître une hausse sensible de 3,9% durant le premier trimestre 2017 contre 1,7% une année auparavant. Le Haut commissariat au plan (HCP) impute le redressement attendu à celui de la valeur ajoutée agricole. Celle-ci devrait, sous l’effet des dernières précipitations, se bonifier de 11,1% ramenant, par conséquent, la contribution du secteur primaire à la croissance à 1,3%. En effet, les activités agricoles devraient afficher ledit retournement à la hausse  grâce, entre autres, à l’amélioration des conditions climatiques de démarrage et d’installation des cultures précoces, a indiqué la même source.

Le cumul pluviométrique des quatre premiers mois de la campagne agricole 2016-2017 aurait plus que triplé, par rapport à la même période de la campagne précédente et de 12,9% par rapport à la normale, favorisant, ainsi, un développement accéléré des travaux d’emblavement des céréales d’automne, des légumineuses et des cultures sucrières, notamment les betteraves, détaille la note de conjoncture. Dans ce sens, l’institution dirigée par Ahmed Lahlimi précise que sous l’hypothèse d’une régularité spatio-temporelle des pluies pendant les mois de février et mars 2017, la production végétale afficherait une croissance notable, tirée par une amélioration conjuguée des rendements et des surfaces semées des cultures précoces. Dans la même veine, la note prévoit une accélération de la production animale à la faveur du redressement de la production avicole et de la poursuite du raffermissement des activités d’élevage du grand cheptel.
Outre le rétablissement de la santé du secteur primaire, la reprise de l’économie devrait également être soutenue par une hausse de  la demande mondiale adressée (3,2%) au Maroc et un accroissement de la valeur ajoutée industrielle (2,4%) durant la même période. Tout en indiquant que « la hausse de la demande mondiale adressée au Royaume profiterait  à certaines branches industrielles exportatrices (l’automobile, l’électronique, l’habillement et le textile) », le HCP souligne, toutefois, que « la légère reprise attendue  des cours mondiaux du pétrole et des prix des matières premières industrielles risqueraient de renchérir légèrement les importations nationales » et par conséquent aggraver les déficits.