Le défi du Maroc aujourd’hui est de conforter sa place en préservant la crédibilité de ses relations dans le continent africain

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Le défi du Maroc aujourd’hui est de conforter sa place en préservant la large crédibilité dont elle jouit dans le continent africain et en veillant à honorer ses engagements avec ses partenaires africains, a souligné, mardi à Rabat, la secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Mounia Boucetta.

Répondant à une question orale posée par le groupe du parti du Rassemblement National des Indépendants (RNI) à la Chambre des Conseillers, sur “le suivi et la mise en œuvre des projets royaux en Afrique”, Mme Boucetta a affirmé que les Orientations Royales, à cet égard, ont été claires concernant la nécessité d’assurer un suivi continu et régulier des grands projets de développement lancés par SM le Roi Mohammed VI dans plusieurs pays africains et des accords conclus ainsi que d’accompagner toutes les étapes de leur mise en œuvre jusqu’à leur achèvement.

Elle a également affirmé, dans cette réponse lue en son nom par le ministre délégué chargé des relations avec le parlement et la société civile, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, que la politique africaine du Souverain a donné une forte dynamique aux relations unissant le Royaume et les pays africains qui s’est traduite par la signature d’environs 450 accords avec 15 pays depuis 2014, ce qui a permis au Maroc d’avoir une forte présence politique et économique en Afrique et de conforter son rôle en tant que puissance régionale influente qui jouit d’estime auprès des dirigeants des pays africains.

Compte tenu des engagements du Royaume envers ses partenaires africains et de la diversité des acteurs concernés, le ministère a mis en place un système d’orientation afin d’assurer le bon suivi de la mise en œuvre de ces accords en vue d’atteindre les objectifs escomptés, a indiqué Mme Boucetta.


Elle a, de même, expliqué que ce suivi se fait à plusieurs niveaux afin d’assurer la mise en œuvre de ces accords, en particulier sur le plan stratégique à travers une commission commune entre les secteurs privé et public, composée du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale et de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), outre des acteurs représentant les deux secteurs.

S’agissant de l’orientation, une commission bilatérale composée du ministère de tutelle et de la CGEM se charge du suivi de la mise en œuvre de ces accords, tandis qu’un groupe de travail composé du ministère des affaires étrangères, des représentants des acteurs marocains concernés, des commissions relevant des pays partenaires et de la CGEM, se charge du travail sur le terrain, a-t-elle ajouté.

La ministre a aussi rappelé qu’une délégation de représentants des secteurs privé et public a effectué récemment, en application des Hautes Instructions royales, des visites de prospection aux pays de l’Afrique de l’Est et en Afrique Équatoriale (Éthiopie, Rwanda, Tanzanie, Madagascar et Zambie) et aux pays de l’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Guinée-Conakry, Côte-d’ivoire, Gabon et Ghana) où elle a rencontré des responsables de haut niveau (chefs d’État, de gouvernement et des ministres) ainsi que des acteurs partenaires dans les secteurs privé et public.

Elle a, à cet effet, passé en revue les différentes réunions consacrées à la présentation et à l’examen de l’état d’avancement des projets, notant que l’approche adoptée dans le suivi et la mise en œuvre de ces accords a été favorablement accueillie par les partenaires et a révélé l’engagement du Royaume et sa crédibilité envers ses partenaires africains.