Dette: la France emprunte 7 milliards d’euros sur 50 ans

dette

L’Etat français a levé, mardi, sept milliards d’euros dans le cadre d’une émission syndiquée d’obligations à 50 ans, a indiqué l’Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l’Etat.

“Au terme de la construction du livre d’ordres, ouvert mardi 19 janvier en tout début de matinée et clôturé en milieu de journée, la demande totale a atteint près de 75 milliards d’euros, dont 7 milliards d’euros ont été servis”, a précisé l’AFT dans un communiqué.

Le prix a été établi à 95,895, reflétant un taux de rendement à l’émission de 0,593 %, soit le niveau de taux à l’émission le plus bas jamais observé par l’AFT lors de ses opérations de lancement par syndication d’une obligation de long terme à 50 ans, ajoute le communiqué.

L’allocation reflète, selon la même source, la base d’investisseurs très diversifiée et de qualité dont bénéficie la dette souveraine française avec plus de 430 investisseurs finaux qui ont souscrit à l’opération.

Le montant syndiqué a été alloué pour 35 % à des gestionnaires d’actifs, 12 % à des banques, 26 % à des assureurs, 7 % à des gestions alternatives, et 2 % à des institutions publiques.


“Le marché était très disponible pour absorber des émissions très importantes en taille, on l’a vu au cours des deux premières semaines de l’année en égalant le record établi l’année dernière. Et il y avait un peu moins d’opérations à l’agenda pour cette troisième semaine”, a déclaré le directeur général de l’AFT, Anthony Requin, cité par les médias.

Le projet de loi de finances 2021 prévoit au total des émissions à moyen et long terme d’un montant total de 260 milliards d’euros (net des rachats), stable par rapport à 2020.

Les chefs de file de l’emprunt à 50 ans bouclé mardi étaient BNP Paribas, Deutsche Bank, HSBC, J.P. Morgan et Société Générale. L’ensemble des établissements spécialistes en valeurs du Trésor (SVT) faisait partie du syndicat, a précisé l’Agence France Trésor.

La crise sanitaire du coronavirus qui a provoqué une forte baisse de l’activité économique a augmenté l’année écoulée les besoins de financement des grands émetteurs souverains.


( Avec MAP )