Le DG de l’OCP Policy Center souligne à New York les “opportunités énormes” d’investissement en infrastructures en Afrique

Les “opportunités énormes” offertes par l’investissement en infrastructures en Afrique pour l’économie mondiale et le secteur privé ont été mises en avant, lundi à New York, par le Directeur général de l’OCP Policy Center, Karim El Aynaoui, qui a affirmé que le continent africain représente un environnement de croissance rapide et attractif.

Intervenant dans le cadre d’une conférence sur “l’investissement en l’infrastructure et le développement durable”, organisée par le Center on Global Economic Governance de l’Université Columbia de New York, en partenariat avec l’OCP Policy Center, M. El Aynaoui a relevé que les besoins d’investissements en infrastructure en Afrique, dernière frontière pour le développement dans le monde, sont importants et présentent des opportunités certaines de rentabilités avérées pour les investisseurs privés.

Il a noté à cet égard le rôle important que peuvent jouer les banques multilatérales dans la promotion de ce type d’investissement, étant donné que ces institutions sont bien outillées pour garantir et réduire les risques pour les investisseurs privés.

Ces investisseurs trouveront des “partenaires fiables en Afrique, où il existe un appétit certain” pour l’investissement en infrastructures, a assuré le Directeur général de l’OCP Policy Center, pour qui, les infrastructures restent un secteur critique pour le développement de l’Afrique, en particulier pour accélérer le développement du secteur agricole qui monopolise encore aujourd’hui la vaste majorité de la force du travail.


De ce fait, le conférencier a plaidé pour des modèles innovants de développement pour répondre aux besoins et aux attentes grandissantes des habitants du continent, où quelque 30 millions de personnes arriveront chaque année sur le marché du travail à l’horizon 2030.

Il a également souligné la nécessité de promouvoir l’intégration au niveau régional en Afrique afin d’apporter des solutions communes notamment au travers de “pools de marchés de l’électricité” régionaux. Et de relever à ce propos que des pays à revenus intermédiaires comme le Maroc, ont initié des projets d’envergure à l’instar des projets d’énergie solaire et éolienne.

Les discussions de cette conférence, organisée conjointement avec le Fonds monétaire international (FMI), le programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE-Finance Initiative), la “Portfolio Decarbonization Coalition”, et la “Global Infrastructure Hub”, ont été articulées autour des thématiques de “L’origination des projets en infrastructure”, la “Gestion du climat des investissements : obligations et gouvernance vertes”, “L’infrastructure verte et l’agriculture durable”, et “Intégrer le changement climatique dans la prise de décision et l’action des investisseurs – le rôle de l’information et le potentiel de la TCFD -Task Force on Climate-related Financial Disclosures”.

Outre le Directeur Général de l’OCP Policy Center, la conférence a été marquée par la participation de plusieurs intervenants de haut niveau tel que Romualdo Massa Bernucci, Chef de la représentation de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) à Washington, Mark Moseley, Directeur de la Global Infrastructure Hub, Waide Warner, Chercheur associé Senior à l’université de Harvard, Jean‐Marie Masse, Directeur mondial de la Société Financière internationale (SFI), Frederic Samama, du groupe Amundi, et Haizhou Huang, Directeur Général de la China International Capital Corporation.


Ont également pris part à cette rencontre Martin Wolf, éditorialiste en chef au Financial Times, Jan Svejnar, Directeur du “Center on Global Economic Governance” de l’université Columbia, et Patrick Bolton, Professeur à la Colombia Business School.