Droits de l’enfant : arrestation de 745 enfants palestiniens depuis début 2019

Palestine
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Les Palestiniens, notamment les enfants, continuent de subir la violation du droit international humanitaire par les autorités israéliennes, et ce, malgré plusieurs avertissements de la communauté internationale.

Selon Le Club des prisonniers palestiniens, 745 palestiniens mineurs ont été arrêtés par les occupants israéliens, du mois de janvier 2019 à octobre dernier. Un rapport souligne qu’environ 200 enfants étaient toujours détenus par les autorités israéliennes dans les centres de détention de Megiddo, Ofer et Damon entre autres.

Plusieurs ONG tirent la sonnette d’alarme depuis plusieurs années maintenant. Le Comité des droits de l’enfant s’était dit en 2013 « vivement préoccupé par le fait que des enfants des deux camps engagés dans le conflit continuent d’être tués ou blessés, les enfants vivant dans le territoire palestinien occupé représentent un nombre disproportionné de ces victimes. »

L’ONG Amnesty International, elle, dénonce les pratiques de la détention administrative qui est, normalement, autorisée dans des circonstances exceptionnelles, sous un encadrement par des garanties strictes. Mais celle-ci est utilisée par les autorités israéliennes depuis maintenant des décennies, et de façon abusive pour « placer des personnes en détention sans inculpation ni procès pour une durée indéterminée ». Ces enfants, sont, la plupart du temps, arrêtés pour avoir jeté des pierres. Ou bien tuées par erreur ou intentionnellement, sans raisons. Un prétexte selon certaines ONG, uniquement pour cibler les enfants et « compromettre l’avenir de la société palestinienne ».


Un crime qui perdure malgré les avertissements et les nombreux rapports dressés par les Instances internationales, par des juristes palestiniens, israéliens et internationaux. En 2013, un rapport de l’UNICEF rappelle que « le droit international requiert que tout enfant en contact avec le système judiciaire soit traité avec respect et dignité ». Il souligne également l’interdiction de l’utilisation de la torture et de la maltraitance, quand bien même cet enfant représenterait une menace pour la sécurité ou bien un danger de guerre.

Les arrestations se déroulent, la plupart du temps, de nuit, au sein du domicile ou dans la rue. Des scènes atroces et traumatisantes et parfois d’une violence sans précédent pour un enfant (blessures par balles, passage à tabac, détention avec privation de nourriture, lourdes peines, déscolarisation etc.). Le rapport rappelle également que la maltraitance des enfants palestiniens au sein des systèmes de détentions est de plus en plus « généralisée, systématique et institutionnalisée ».