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Élections du 8 septembre : Le PI propose une sortie de crise

Le Secrétaire général du Parti de l’Istiqlal (PI), Nizar Baraka, a affirmé que sa formation promeut, à travers son programme électoral pour les élections du 8 septembre, une nouvelle approche pour sortir de la crise.

Dans une interview accordée à la MAP, M. Baraka a expliqué que cette sortie de crise suppose, entre autres, la mise en place d’un plan de sauvetage des secteurs durement impactés par la crise et des petites et moyennes entreprises au bord de la faillite, la résorption du chômage, l’augmentation du pouvoir d’achat, la révision à la hausse des salaires ou encore le contrôle de la fluctuation des prix.

Elle suppose également le renforcement des investissements publics surtout dans les secteurs qui créent de l’emploi, ou encore la promotion de la formation des jeunes pour une rapide insertion sur le marché du travail, a-t-il ajouté, avant de souligner l’absolue nécessité d’adopter une approche territoriale, seule issue pour garantir une continuité des activités économiques et sociales en ces temps de pandémie.

Il s’agit aussi, a-t-il poursuivi, de prendre les mesures qui s’imposent dans les régions qui enregistrent une forte demande en matière de prise en charge médicale dans les services de réanimation, insistant également sur la nécessité de conserver le pouvoir d’achat des Marocains et ne pas freiner l’activité économique et ce, pour préserver la croissance et améliorer les conditions de vie des citoyens.

À une question sur les préparatifs pour les prochaines échéances, M. Baraka a répondu que son parti inscrit son action dans la continuité.

→ Lire aussi : Élections du 8 septembre: des circonscriptions à surveiller de près

À l’issue du 17ème congrès du PI, nous avons élaboré une feuille de route visant à valoriser notre offre politique et à défendre les causes légitimes des citoyens, tout en proposant des alternatives pour sortir de la crise et résoudre les problématiques posées, entre autres, les disparités sociales et territoriales et le chômage”, a-t-il assuré, ajoutant que cela explique le fait que le parti de l’Istiqlal a présenté aux élections du 8 septembre des candidats connus pour leur probité et leur compétence.

Mieux, les candidats, hommes et femmes, ont signé au préalable une charte d’honneur conformément à laquelle ils s’engagent à représenter les citoyens de la meilleure des manières et à être toujours à l’écoute de leurs doléances durant toute la durée de leur mandat”, a-t-il confié, soulignant que son parti propose aussi un programme électoral qualitatif reposant sur des pactes le liant notamment aux jeunes, aux femmes, aux seniors ou encore aux personnes aux besoins spécifiques, outre les petites et les micro-entreprises, les artisans et les ruraux.

Car, au final, l’objectif est de mettre sur pied des propositions exécutables durant les prochaines cinq années”, a-t-il dit, relevant que les Marocains ont aujourd’hui un grand désir de changement, misant sur une réelle alternance menée par des partis qui ne sont pas responsables de la situation actuelle.

Tout en se disant confiant quant aux chances de son parti d’occuper les premières places lors des élections de ce 8 septembre, M. Baraka a livré à la MAP son opinion au sujet des alliances.

Notre parti propose une nouvelle approche en la matière, à l’appui des enseignements tirés des tensions qui ont secoué la majorité sortante. Nous considérons ainsi que toute alliance politique doit avant tout reposer sur un pacte et aussi sur une harmonie entre les composantes de la majorité. Une alliance devant également se faire sur la base d’un programme commun”, a-t-il indiqué, annonçant que son parti formera des alliances avec les formations qui partagent avec lui la même vision, notamment la nécessité d’une rupture définitive avec les anciennes pratiques, surtout l’économie de rente, les privilèges pour finalement promouvoir une société fondée sur les droits et l’égalité des chances, outre l’adoption d’une politique favorisant la réduction des disparités sociales et territoriales.

”Notre parti promeut aussi dans son programme la gouvernance car il est grand temps de promouvoir la convergence des politiques publiques, de faciliter l’accès des citoyens aux prestations sanitaires, d’instaurer un impôt sur la fortune pour une réelle solidarité sociale et aussi booster le pouvoir d’achat”, a-t-il fait savoir, avant de saluer la révision à la hausse de la représentativité des femmes et la promotion de leur participation politique. Un acquis important et aussi une revendication du parti de l’Istiqlal avant même la proclamation de l’indépendance du pays, selon son Secrétaire général qui cite à l’appui le nombre important de femmes de tous bords et de tous âges qui se présentent aux élections sous ses couleurs.

Voici les principaux points du programme électoral du Parti de l’Istiqlal, placé sous le signe de l’équité, pour les échéances électorales du 8 septembre:

– Accroître le rythme de croissance à environ 4%.

– Réduire le taux de chômage à moins de 9% au niveau national, et le chômage des jeunes à moins de 20%, tout en portant le taux d’activité des femmes à plus de 30%, au lieu de 20% actuellement.

– Offrir à chaque jeune marocain une opportunité d’emploi, de formation ou d’accompagnement afin de mettre en place un projet productif et générateur de revenus.

– Activer une protection sociale complète avec la gratuité des soins pour les femmes pendant la grossesse, les enfants, les personnes âgées et handicapées, et une couverture complète de toutes les maladies chroniques.

– Sortir un million de familles de la pauvreté et de la précarité en assistant 200.000 familles par an.

– Protéger et élargir la classe moyenne, tout en augmentant son pouvoir d’achat de plus de 20% et en créant les conditions économiques et sociales de l’émergence d’une nouvelle génération de classe moyenne dans le monde rural.

– Réduire les disparités sociales et spatiales à moins de 39% au lieu de 46,4%, selon le coefficient de Gini.

– Mobiliser le système éducatif -avec toutes ses composantes- dans le but de classer le Maroc parmi les 60 premiers pays du monde (au lieu des rangs inférieurs dans les indicateurs internationaux les plus pertinents).

– Généraliser l’enseignement primaire pour 100% des enfants dès l’âge de quatre ans, avec la mise en place d’une gouvernance permanente et efficace pour le contrôle de la qualité.

– Développer les territoires frontaliers et montagneux en œuvrant pour une répartition équitable des projets publics sur les régions.

– Maîtriser les prix en plafonnant les gains de la commercialisation des carburants et en réorganisant les marchés de gros.

– Mettre en oeuvre de manière effective l’Amazigh en tant que langue officielle du Royaume, tout en renforçant le statut de la langue arabe et en s’ouvrant sur les langues étrangères.

– Numériser plus de 90% des services publics et permettre à tous les citoyens et citoyennes d’y avoir un accès effectif.

( Avec MAP )

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