Enfants et Guerres : Conférence à Paris le 21 février

Le 21 février aura lieu à Paris, la conférence « protégeons les enfants de guerre », Co-organisée par le gouvernement français et l’UNICEF, pour marquer les dix ans de l’adoption des principes et engagements de Paris, destinée à renforcer la mobilisation internationale en faveur de la protection des enfants en zones de conflit et de mobiliser les outils juridiques et financiers existants pour mieux promouvoir leurs droits.

La conférence rassemblera de nombreux Etats ainsi que des organisations qui échangeront autour de bonnes pratiques en place et réaffirmeront leur engagement à protéger les enfants des conflits. On estime dans le monde, à plus de 250 millions, le nombre d’enfants grandissant dans les zones et pays touchés par des conflits. Près de 125 millions d’entre eux sont directement impactés par la violence.

A l’occasion d’un point presse, le directeur des Nations Unies, des Organisations internationales, des Droits de l’Homme et de la Francophonie au ministère des Affaires étrangères et du Développement international, Jean-Pierre Lacroix, a déclaré que ‘’L’impact des conflits sur les enfants est plus grave et plus diversifié que jamais’’. Aujourd’hui encore, des enfants associés aux groupes armés sont encore recrutés et exploités, dans une dizaine de pays, dans le monde.

Les enfants encourent également les risques des violences directes : meurtres, violences sexuelles, enlèvements de masse et sont exposés à l’impossibilité d’accès aux aides humanitaires et au droit à l’éducation dans les zones à conflits.


“Face à cette situation, il faut remobiliser la communauté internationale”, a déclaré Jean-Pierre Lacroix.

La conférence sera aussi l’occasion de lancer un appel aux dons. Le but est de venir en aide à un maximum d’enfants, afin de leur permettre de vivre dans un endroit décent, de se nourrir suffisamment et d’aller à l’école, pour s’épanouir et réaliser leur potentiel.

“Les besoins s’élèvent à 3,3 milliards de dollars”, a estimé Sébastien Lyon, directeur général de l’UNICEF France. “C’est le chiffre le plus élevé que l’Unicef ait jamais été appelé à demander pour les situations d’urgence. Il était de 1,5 milliard il y a encore quatre ans”.

 

Chaouki Oulkhir