Essaouira : Inauguration du projet ”village solaire d’Idmjahdi” dans la commune d’Ounagha

M. André Azoulay, Conseiller de sa majesté le Roi Mohammed VI et Président de la fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier et Mme Sophie Primas, Sénatrice Maire d’Aubergenville, France, et présidente de la Commission Economique Du Sénat, ont procédé, Vendredi (27/10/17) à Idmjahdi, province d’Essaouira, à l’inauguration d’un Village Solaire dans une expérience unique de son genre.

L’inauguration du village solaire d’Idmjahdi relevant de la commune d’Ounagha (province d’Essaouira), un projet intégré et labellisé COP22, a eu lieu vendredi, à Essaouira, avec comme objectif de valoriser et de préserver l’arganier, et de faire bénéficier les populations de ce village, de l’énergie solaire.

Inauguré en présence notamment, de M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi Mohammed VI, et président de la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’Arganier, ce village solaire est le fruit d’un partenariat édifiant entre plusieurs acteurs dont, la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’Arganier, la Province d’Essaouira, la Moroccan Agency For Sustainable Energy (MASEN) par le bais de la société “Cleanergy”, la commune d’Ounagha, et des entreprises opérant dans les secteurs entre autres du solaire, du commerce équitable et du travail durable.

Le projet qui répond aux normes internationales, se propose de créer du travail dans cette zone du territoire national pour les populations locales, d’avoir un impact sur les conditions de vie en milieu rural, de promouvoir l’énergie solaire à travers la création dans chaque foyer dudit village, d’un confort qui améliore les conditions de vie des autochtones.

Ce projet qui rentre dans le cadre du développement de la filière arganière au Maroc, vise, en outre, à apporter une solution collective par la création d’un mini réseau électrique pour le village, à lutter contre la corvée d’eau pour les jeunes filles du village, à contribuer à l’éducation de la population et la sensibilisation à l’énergie solaire, à assurer l’indépendance de ce village en électricité, et la formation et le développement de compétences locales marocaines dans les installations photovoltaïques.


A cette occasion, des explications ont été fournies à M. Azoulay et la délégation l’accompagnant, sur ce projet qui comprend une composante photovoltaïque, une composante thermique (four à pain collectif, et remise des cuiseurs solaires individuels aux familles du village) et puis, la mise en place d’un atelier des savoir-faire ancestraux pour la coopérative arganière féminine locale.

S’exprimant à cette occasion, le gouverneur de la province d’Essaouira, Jamal Makhtatar, a souligné le caractère important et exceptionnel de ce projet intégré, à même de permettre à ce village de disposer désormais de l’énergie propre, notant que ce projet s’inscrit en droite ligne de la politique de SM le Roi Mohammed VI visant à promouvoir le développement durable ainsi que les énergies renouvelables, dans le cadre des engagements du Royaume en matière de protection de l’environnement et de lutte contre les changements climatiques.

Ce projet pilote et inédit à l’échelle nationale, mérite qu’on lui accorde beaucoup d’intérêt et qu’on œuvre en vue de sa pérennisation, dans l’optique qu’il soit dupliqué aussi bien au Maroc qu’en Afrique de par, les grands avantages qu’il offre aux populations locales, a-t-il ajouté, rappelant que la province d’Essaouira compte plusieurs projets d’énergie dite propre en cours de réalisation.

Quant aux autres intervenants, ils ont loué l’importance de ce projet qui au-delà, de ses aspects écologiques et socio-économiques, porte un cachet humain et solidaire puisqu’il est conçu de manière à améliorer les conditions des femmes rurales, et surtout à préserver l’arganier qui se veut l’une des richesses inédites du Royaume.


Ils ont également plaidé en faveur de la multiplication de ce genre de projet qui incarne en lui-même un modèle économique à forte valeur ajoutée, pour les autochtones, en termes de confort et d’emplois rentables.