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Exposition virtuelle: « Rosumat, l’imaginaire hispanique dans les dessins d’artistes marocains»

L’Institut Cervantès de Casablanca et l’Ambassade d’Espagne au Maroc présentent  du 20 au 31 mai le projet visuel artistique «Rosumat, l’imaginaire hispanique dans les dessins d’artistes marocains», un regard libre, créatif et surtout personnel de 12 artistes marocains à la culture hispanique à partir de la bande dessinée et de l’illustration. Il s’agit d’une exposition virtuelle en ligne sur les pages Instagram de l’Institut et de l’Ambassade.

Plusieurs thèmes sont abordés par les artistes marocains dans cette aventure graphique autour du monde hispanique, de l’influence de Don Quichotte dans l’imaginaire collectif à la présence de l’espagnol et son influence sur le dialecte marocain «darija», en passant par l’impact de la musique et de la littérature hispaniques sur la culture marocaine contemporaine. A cette diversité thématique s’ajoute une autre de nature graphique, qui confère à ce projet une richesse en lien avec ce qui se passe actuellement dans la jeune scène marocaine de la bande dessinée et de l’illustration.

Cette exposition sera visible sur les pages Instagram de l’Institut Cervantès de Casablanca (@institutocervantescasablanca) et de l’Ambassade d’Espagne au Maroc (@culturaespanamarruecos) avec une publication par jour pendant douze jours, du 20 au 31 mai.

«ROSUMAT» est un projet commissarié par Salah Malouli avec un graphisme de Zakaria Latouri. Le commissaire de ce projet, Salah Malouli (1979, Casablanca) est un expert dans la conception et la gestion de projets culturels dans le domaine de l’art contemporain, de la bande dessinée et de la culture numérique. Il est le directeur artistique des festivals de peintures murales et de street art Sbagha Bagha à Casablanca et Jidar à Rabat

Artistes: Mohamed Touirs (Ed Oner); Reda Boudina (Rds); Fatima Ezzahra Khilad (Tima); Samir Toumi (Iramo); Reda Bouassria (Arcifere); Hicham Kaidi (Robo-ink); Mehdi Annassi (Machima); Yassir Kerbal (Seniorx); Dounia Derfoufi (Bellmesh); Moh Cherkaoui (Shergath); Majda Jarbili; Adam Belarouchia

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Le projet

En 2021, l’Instituto Cervantes fête ses 30 ans. Parallèlement, les démarches pour réaliser les travaux de rénovation et d’agrandissement du siège de l’Instituto Cervantes à Casablanca débutent cette année. En lien avec ces deux événements, de jeunes artistes marocains de la bande dessinée contemporaine et de l’illustration ont été invités à imaginer et à dessiner des micros histoires et des illustrations basées sur l’Institut Cervantes de Casablanca et la culture espagnole.

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D’une part, il s’agit d’utiliser le bâtiment de l’Institut Cervantes, un espace unique situé au centre de Casablanca, comme un élément à partir duquel inventer des histoires et créer des mondes et des personnages imaginaires. D’autre part, la figure et l’œuvre de Miguel de Cervantes offrent aux artistes un patrimoine culturel de l’humanité et un riche matériel narratif et iconographique avec lequel développer des possibilités créatives et artistiques infinies. Et à cela s’ajoute la langue et la culture espagnoles en tant que territoire à proximité et avec une multitude de connexions avec la culture marocaine classique et contemporaine. Tout cela s’inscrit dans les 30 ans de travail de l’Institut Cervantes dans le monde.

Ce projet invite à construire des histoires à partir de ces imaginaires dans une perspective libre et créative. Une perspective jeune et en phase avec ce que la nouvelle scène culturelle marocaine génère aujourd’hui. Ainsi, 12 artistes de Casablanca ont été invités à se rapprocher de l’espace et du monde de l’Instituto Cervantes dans leur ville à partir de la bande dessinée et de l’illustration.

Artistes: Mohamed Touirs (Ed Oner); Reda Boudina (Rds); Fatima Ezzahra Khilad (Tima); Samir Toumi (Iramo); Reda Bouassria (Arcifere); Hicham Kaidi (Robo-ink); Mehdi Annassi (Machima); Yassir Kerbal (Seniorx); Dounia Derfoufi (Bellmesh); Moh Cherkaoui (Shergath ); Majda Jarbili; Adam Belarouchia

“ROSUMAT” est un projet commissarié par Salah Malouli avec un graphisme de Zakaria Latouri, organisé par l’Institut Cervantes de Casablanca et l’Ambassade d’Espagne au Maroc.

Le commissaire de ce projet, Salah Malouli (1979, Casablanca) est un expert dans la conception et la gestion de projets culturels dans le domaine de l’art contemporain, de la bande dessinée et de la culture numérique. Il réside entre Casablanca et Barcelone et a collaboré à la création et à l’organisation de divers projets artistiques avec des festivals et organisations en Europe et en Afrique. Il est le directeur artistique des festivals de peintures murales et de street art Sbagha Bagha à Casablanca et Jidar à Rabat. En 2015, il a organisé le projet «Rosoum. Stratégies pour une bande dessinée arabe indépendante ». En 2013, il fonde le magazine de bande dessinée indépendant Skekef à Casablanca et en 2011 la plateforme Opentaqafa, un laboratoire de recherche sur la culture libre en Afrique du Nord.

Cette exposition sera visible sur les pages Instagram de l’Institut Cervantès de Casablanca (@institutocervantescasablanca) et de l’Ambassade d’Espagne au Maroc (@culturaespanamarruecos) avec une publication par jour pendant douze jours, une avec chacune des œuvres des 12 artistes, du 20 au 31 mai. #RosumatCasablanca

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Les artistes et leurs œuvres

Les illustrateurs :

ED

Bio:

Mohamed Touirs alias Ed Oner est un street artiste marocain qui a pu forger sa notoriété à travers sa participation dans différentes manifestations culturelles avec des ateliers et des fresques murales, autant dans la scène nationale qu’internationale.

Concept :

Son œuvre est inspirée du bâtiment de l’Institut de Cervantes qui a fait penser Ed Oner aux riads marocains. En essayant de trouver des points de ressemblance entre la culture marocaine et la culture hispanique, l’artiste a été interpellé par la tradition des Castells, très similaire à celle des acrobaties de rue dans le Maroc, Hmad Ou Moussa.

REDA

Bio:

Reda Boudina alias RDS est un artiste visuel et street artiste marocain. Ses fresques ornent les murs de plusieurs villes marocaines. Designer de formation, Reda privilégie l’abstraction pour mieux révéler la plasticité des formes dans son travail.

Concept:

Dans son œuvre, Reda Boudina a utilisé des éléments de l’architecture de l’Institut Cervantes de Casablanca à partir desquels il a donné un aspect sculptural en 3D dans son dessin bidimensionnel, et il l’a fait en manipulant, en déformant et en amplifiant les formes qui constituent la structure choisie.

Tima

Bio:

Fatima Ezzahra Khilad alias TIMA est une illustratrice marocaine originaire de Khouribga et basée à Casablanca. Elle est diplômée de l’école supérieure des beaux-arts de Casablanca, graphiste chez WB&C et surtout passionnée par la peinture.

Concept:

Son œuvre est venue illustrer l’anniversaire des 30 ans de l’Institut Cervantes pendant cette période difficile, où le seul débouché pour les gens était les fenêtres et les balcons bien évidemment. A partir de là, Tima a essayé de créer une lueur d’espoir en imaginant une petite fête à distance avec vue sur l’Institut Cervantes.

Iramo

Bio:

Samir Toumi alias Iramo est un peintre et street artiste autodidacte de Casablanca qui a débuté sa carrière en 2012 en tant que tifosi dessinant des banderoles artistiques géantes pour les supporters de l’équipe de football Widad de Casablanca. Actuellement il s’intéresse dans son travail artistique à valoriser les scènes quotidiennes de la vie marocaine.

Concept:

Iramo a utilisé une technique de mix de peinture, avec laquelle il a illustré le bâtiment de l’Institut Cervantes de Casablanca avec un mixage de couleurs et d’éléments inspirés de l’esthétique de son architecture. La calligraphie utilisée dans l’œuvre est inspirée de la culture andalouse qui fait partie de l’histoire de l’Espagne et du Maroc.

Les Bédéistes:

Hicham Kaidi

Bio:

Hicham Kaidi est un artiste marocain diplômé en Infographie, à l’ETAP. Il est membre du Brain Oil Factory, et il s’est fait connaître par son talent en tant que charadesigner. Il a aussi participé à plusieurs projets de BD, comme le fanzine marocain Skefkef.

Concept:

Dans sa bande dessinée, Hicham illustre le personnage de Don Quichotte et la délusion qu’il vit, mais avec un style cybernétique où Don Quichotte est représenté avec un corps de Cyborg en train de se battre contre des monstres imaginaires dans la ville de Casablanca dessinée de manière futuriste.

Yassir Kerbal

Bio:

Yassir Kerbal, alias Senior-X, est un illustrateur et auteur de bande dessinée marocain. Il est aussi un Charadesigner, Concept Artist et Animateur 2D, travaillant actuellement dans l’industrie du film d’animation à Casablanca au Maroc.

Concept:

Dans sa bande dessinée, Yassir raconte l’histoire d’une petite fille qui découvre le roman Don Quichotte de la Manche de Miguel de Cervantes, et décide de partager cette trouvaille avec ses amis. Grâce à ce roman et à son inspiration, ces derniers commencent à voir le monde d’une manière différente.

Majda

Bio:

Majda est une artiste marocaine diplômée de l’école des beaux-arts de Casablanca. Elle pratique plusieurs formes d’expression artistiques. Elle s’est intéressée depuis quelques années à la pratique du tatouage qu’elle développe et pratique en s’inspirant de son propre univers.

Concept:

Dans sa bande dessinée, Majda raconte l’histoire d’une chanson à laquelle elle pense à chaque fois qu’elle entend quelqu’un parler en espagnol. C’est la chanson mexicaine La llorona de Lila Downs qui raconte l’histoire de Maria, une histoire que l’on raconte aux enfants pour leur faire peur, comme Aïcha Kandicha, le personnage mythique très connu au Maroc.

Dounia

Bio:

Dounia est une illustratrice marocaine et charadesigner spécialisée dans l’illustration pour enfants. Elle travaille actuellement dans le domaine éducatif digital et elle est aussi passionnée de cinéma, musique, mode, plantes et pâtisserie.

Concept:

Dans sa bande dessinée, Dounia revisite la Ronda, qui est un jeu de cartes d’origine espagnole, mais profondément ancré dans le patrimoine et la culture marocaine. Dounia a donc choisi quatre cartes très connues dans ce jeu, et les a remodelées en y ajoutant des éléments amazigh.

Reda Bouassria

Bio:

Reda Bouassria, alias Arcifere, est un artiste visuel polyvalent et un penseur créatif. Il est ancien artiste conceptuel chez Ubisoft Casablanca et travaille actuellement comme directeur créatif dans le secteur de la publicité.

Concept:

Sa bande dessinée représente l’influence mutuelle entre les cultures qui peut se manifester dans plusieurs aspects mais qui se conserve le mieux dans le langage. Cette œuvre met la lumière sur quelques mots espagnols qui font partie intégrante du dialecte marocain, en les illustrant avec des situations qui montrent le contexte dans lequel ils sont utilisés.

Mehdi Annassi

Bio:

Annassi Mehdi, alias Machima, est un artiste visuel multidisciplinaire de Casablanca qui a commencé sa carrière en 2008 dans l’industrie des jeux vidéo, et depuis, a pratiqué l’animation, la bande dessinée et les murales.

Concept:

Dans sa bande dessinée, Mehdi a essayé de mettre en avant sa relation avec l’Institut Cervantes où il prenait des cours d’espagnol. Il a donc illustré un Berrad qui veut partager du thé marocain avec un Pichet à Sangria et une Gourde mexicaine. Grâce au cours de langue, le Berrad est content de pouvoir parler espagnol avec ses contemporains, chacun avec un accent différent.

Shergatt

Bio:

Mohamed Cherkaoui alias Shergath, est un illustrateur marocain qui s’intéresse à la création de jeux vidéo, de BDs sarcastique et d’illustrations absurdes, en utilisant les outils traditionnels et le support digital.

Concept:

Dans sa bande dessinée, Shergath reprend la légende de Home Del Nassos, qui est un caractère imaginaire catalan qui possède autant de nez que de jours de l’année et qui chaque jour en perd un jusqu’à la fête du nouvel an. Shergath a revisité cette légende en lui ajoutant des éléments marocains comme la nefha, une poudre qu’on renifle au Maroc.

ADAM

Bio:
Adam Belarouchia est un artiste diplômé de l’École des Beaux Arts de Tetouan. Son projet actuel s’articule autour de la culture de la violence dans les quartiers populaires marocains. Dans ce cadre, il a réalisé “Aqoul asma3”, une BD qui traite de l’oppression vécue au sein de l’enseignement primaire au Maroc.

Concept:
Immergé dans la culture hip-hop marocaine, sa bande dessinée d’Adam met en lumière l’influence de la langue espagnole sur le rap marocain actuel, les histoires sont des traductions en dessin de rimes dans lesquelles les mots espagnols servent d’éléments centraux pour renforcer les propos. Le tout avec une touche comique et exagérée représentative du style très particulier de l’artiste.

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