Face aux accusations américaines, Huawei invite les journalistes étrangers à visiter ses locaux

Face aux accusations américaines, Huawei invite les journalistes étrangers à visiter ses locaux

Dans une initiative inédite destinée à redorer son image, le groupe chinois de télécoms Huawei a invité les journalistes américains et étrangers à venir visiter ses locaux, en riposte à Washington qui l'accuse d'espionnage.

Le message d'invitation, publié jeudi en pleines pages de plusieurs journaux américains à grand tirage, dont le Wall Street Journal, le New York Times et le Washington Post, exhorte les journalistes US à venir visiter le siège de l'entreprise à Shenzhen (sud de la Chine) la semaine prochaine.

"Ne croyez pas tout ce que vous entendez", titre Catherine Chen, membre du conseil d'administration de Huawei, dans ce message. "Je vous écris dans l'espoir que nous pourrons mieux nous comprendre. Ces dernières années, le gouvernement américain a suscité quelques malentendus à notre sujet", indique Mme Chen.

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"Au nom de Huawei, j'invite les médias américains à visiter nos sites et à rencontrer nos employés", écrit-elle dans ce message accompagné d'une adresse courriel pour les personnes désirant s'inscrire au voyage. L'administration du président américain Donald Trump a déclaré, il y a plusieurs mois, une guerre ouverte au géant chinois des télécoms, en mettant en garde ses alliés contre l'utilisation des équipements Huawei, numéro un mondial du secteur, pour le déploiement de leurs équipements 5G, évoquant un risque pour leur sécurité nationale.

Face à cette campagne hostile, Huawei, d'habitude discret et peu communicatif comme la plupart des grandes multinationales chinoises, s'est vu obligé de contre-attaquer en multipliant, ces dernières semaines, les sorties médiatiques. Fin janvier, le ministère américain de la Justice a retenu 13 chefs d'inculpation à l'encontre du groupe et de sa directrice financière, Meng Wanzhou, arrêtée au Canada à la demande de Washington qui l'accuse de fraude financière pour contourner les sanctions américaines contre l'Iran.

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