Favorable au Maroc, la résolution 2468 pulvérise la propagande algérienne

sahara marocain

Par Saad Bouzrou

Autrefois perçue comme un élément central du totalitarisme nazi, la propagande a trouvé aujourd’hui un nouveau «Goebbels» qui s’appelle Abdelhamid Kacha. Nouvellement nommé DG de l’Algérie Presse Service (APS), son boitement a empiré depuis que le Polisario a commencé à péricliter, subissant ainsi, comme par atavisme, le même choc de son modèle qui a fini ses jours avec la plus belle rigolade de la tête brûlée du XXème siècle.

Depuis que le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a soumis son dernier rapport sur la situation au Sahara où il s’est félicité du calme qui règne dans la région, grâce notamment à l’engagement du Maroc de respecter le mandat de la MINURSO, les ploutocrates algériens qui financent les médias hostiles à la marocanité du Sahara, avec à leur tête l’APS, ont commencé à assener des supputations infondées sur le contenu possible de la résolution votée hier, mardi 30 avril, par le Conseil de sécurité qui a décidé de proroger de six mois le mandat de la MINURSO tout en consacrant, une fois de plus, la prééminence de l’initiative marocaine d’autonomie pour résoudre le conflit artificiel autour du Sahara marocain.

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Dans une dépêche publiée le 27 avril dernier, l’APS a voulu donner un peu de fiabilité à ses contenus en citant «une source proche du dossier» qui a essayé d’inventer une raison au report du vote, en disant que «quelques membres du Conseil de sécurité estiment que la première mouture du projet a été rédigée dans un style qui prête à confusion, rendant le texte déséquilibré». Cette source a vraisemblablement été trop influencée par le proverbe latin qui dit : «Si tu n’as jamais essayé, comment peux-tu avoir la certitude», oubliant qu’un proverbe berbère de Kabylie stipule que «celui qui a manqué une descente, essaye la montée».

Contrairement aux rumeurs des cartomanciens algériens et sud-africains qui ont tablé sur l’abstention de l’Allemagne, en plus de celle de la Russie et de l’Afrique du Sud, La résolution 2468, adoptée par 13 voix pour sur 15, se félicite des efforts «sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l’avant dans le processus visant un règlement» du conflit du Sahara. De même, elle consacre, à nouveau, l’Algérie en tant que partie principale au processus visant à trouver «une solution politique, réaliste, pratique et durable» et «basée sur le compromis» à la question du Sahara.

Porte-plume de la résolution, les États-Unis se sont dit déçus que certains membres du Conseil continuent de faire le choix de l’abstention «malgré nos efforts sincères pour renforcer l’unité du Conseil dans le processus politique en cours». L’objectif du Conseil de sécurité, ont-ils argué, devrait être de soutenir une solution politique opportune et mutuellement acceptable.  Ils ont aussi rappelé que les opérations de maintien de la paix de l’ONU doivent soutenir les solutions politiques et c’est à cette aune qu’il faut «continuer d’évaluer les résultats de la MINURSO».

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Quant à l’Afrique du Sud, elle a annoncé après son abstention qu’elle a «pensé sérieusement voter contre». Mais faut-il rappeler à son représentant à l’ONU que pour être adopté, un projet de résolution a besoin de recueillir le vote affirmatif de neuf membres sur quinze du Conseil de sécurité ? Que le texte ne peut pas être appliqué que si un membre permanent émet son veto ? Faut-il à cet effet lui rappeler aussi que selon l’article 23 de la charte des Nations Unies, les membres permanents sont : La Chine, la France, la Fédération de Russie, le Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord et les États Unis d’Amérique, et que même si son pays aurait voté contre, la résolution sera noblement adoptée et entrée en vigueur ?