France : Coup d’envoi d’une grande concertation sur la réforme de l’hôpital public

l’hôpital public

Le gouvernement français a donné, lundi, le coup d’envoi d’une grande concertation sociale sur la réforme de l’hôpital public, une promesse du président Emmanuel Macron en pleine crise sanitaire.

Un “Ségur de la santé”, du nom de l’avenue parisienne où se trouve le siège du ministère des solidarités et de la santé, a été officiellement lancé par le Premier ministre Edouard Philippe.

Il a réuni, lors d’une visioconférence, quelque 300 représentants du monde de la santé, parmi eux: des représentants des hôpitaux, mais aussi des Ehpad, des établissements médico-sociaux et de la médecine de ville.

Très attendue par le personnel soignant, cette concertation, qui se tiendra jusqu’à la mi-juillet, devra aboutir à une « refondation du système de santé » français et une revalorisation des conditions de travail du personnel soignant.

«Il serait insupportable pour nos concitoyens, pour les médecins, les infirmiers, les aides-soignants, que cette crise du Covid-19 ne soit pas l’occasion de changements radicaux », a affirmé le chef du gouvernement français en lançant ce « Ségur de la Santé ».


“Il n’y aura pas de demie mesure mais des choix forts, rapides et assumés”, a souligné Edouard Philippe qui a défini les enjeux clés de cette grande concertation sociale. En premier lieu, le fait de “montrer notre reconnaissance aux personnels soignants”. Elle se traduira par des revalorisations des rémunérations et la “hausse sera significative” a promis le Premier ministre, tout en ajoutant que “la question du temps de travail n’est pas taboue”.

Edouard Philippe a également jugé nécessaire “de garder intacte” la “motivation” des professionnels de santé.

Après avoir relevé que “la demande des personnels soignants exige que nous allions vite”, le chef du gouvernement français a reconnu que “vu l’ampleur des défis, le calendrier est serré”.

Selon les médias du pays, ce « Ségur de la Santé » est attendu de « pied ferme » par le personnel soignant et les syndicats qui attendent un geste « fort » et « immédiat », pour « renouer la confiance avec le gouvernement”.