France/intempéries: des disparus encore recherchés, 5.000 familles toujours sans électricité

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Au moins huit personnes étaient toujours portées disparues mardi en France dans les villages montagneux au-dessus de Nice (sud-est), après des crues exceptionnelles dont la violence a détruit des routes, des ponts et le réseau électrique avec 5.000 familles toujours sans électricité.

“Nous n’avons pas trouvé de phénomène aussi violent et localisé avec des endroits rendus aussi inaccessibles. C’est très exceptionnel”, a indiqué à l’AFP Marianne Laigneau, présidente du directoire de la compagnie Enedis, en soulignant que par endroit les inondations ont même endommagé le réseau souterrain.

Vendredi, plusieurs vallées de l’arrière-pays niçois et de Menton, à la frontière italienne, ont été dévastées par des intempéries qui ont causé la mort de quatre personnes en France, selon un bilan encore provisoire.

Huit personnes sont également portées disparues et treize autres “supposées disparues” car leurs proches sont sans nouvelles d’elles.

Les pluies torrentielles ont également fait deux morts en Italie à quelques centaines de kilomètres de Nice, dans le Val d’Aoste et le Piémont.


Des deux côtés de la frontière, des maisons ont été réduites en miette, des routes et des ponts se sont écroulés sous la force de l’eau comme de nombreux équipements municipaux.

Si jusqu’à 15.000 foyers ont été privés d’électricité au plus fort de l’événement, “l’électricité a été rétablie pour tous les clients accessibles par la route”, a précisé Mme Laigneau.

“La difficulté reste sur les villages inaccessibles par la route, (…) mais chacun de ces villages isolés a été équipé d’un groupe électrogène. Une trentaine a été acheminée dans un premier temps par des hélicoptères de l’armée et une centaine supplémentaires s’apprête à être distribuée, a expliqué mardi Mme Laigneau.

“Quand ces villages seront accessibles par des pistes nous pourrons passer par une réalimentation provisoire en tirant des câbles, mais pour l’instant ce n’est pas possible car il faut faire passer des engins très lourds, des nacelles, des chenilles, des grues”, a-t-elle ajouté.


“Dans un troisième temps nous pourrons reconstruire le réseau en grande partie emporté avec les routes et les ponts. Même la partie souterraine du réseau, souvent en bordure de route, a été emportée par les flots”, a poursuivi la présidente du directoire d’Enedis.

( Avec AFP )