France: plusieurs grands médias publics mobilisés jeudi pour le Liban

Beyrouth

La chaîne télévisée publique française France 2 et la radio France Inter diffuseront jeudi “Tous unis pour le Liban”, une opération spéciale autour d’un grand concert en direct, en soutien à ce pays qui peine à se remettre des explosions ayant ravagé Beyrouth cet été.

Cette mobilisation sera portée par des figures du service public, notamment l’animateur français né à Alexandrie (Egypte), Nagui, et la journaliste franco-libanaise Léa Salamé.

Les dons du public seront récoltés par La Croix-Rouge française et intégralement redistribués par cette dernière à La Croix-Rouge libanaise et aux ONG mobilisées autour de la culture et du patrimoine, a précisé le groupe France Télévisions qui chapeaute les deux médias.

Le clou de cette opération sera une soirée spéciale en direct du palais de l’Olympia à Paris, avec un concert à 21H30 (19H30 GMT) sous la houlette du musicien d’origine libanaise Ibrahim Maalouf qui réunira des artistes dont Vianney, Florent Pagny, Clara Luciani, Hiba Tawaji, Ycare, Pascal Obispo, Bernard Lavilliers, Matthieu Chedid, mais aussi Sting et Mika.

“Compte tenu de la grande émotion qui a soulevé beaucoup de Français, et la France et le Liban étant liés par une histoire ancienne, on s’est dit qu’il fallait aller plus loin, et travailler à un accompagnement global autour de ce concert”, notamment avec des programmes d’info pour “contextualiser cet événement”, a expliqué à l’AFP Arnaud Ngatcha, directeur des opérations spéciales à France Télévisions.


La soirée s’ouvrira ainsi sur France 2 par un reportage de la rédaction d’Envoyé Spécial à Beyrouth, et l’opération sera soutenue via de multiples émissions et journaux toute la journée sur les chaînes du groupe avec des duplex de Léa Salamé depuis Beyrouth. Le concert sera retransmis aussi sur la plateforme de France 24 et par TV5 Monde.

“Cela n’aurait pas eu de sens, deux mois plus tard, de faire un grand concert sans retourner au Liban pour voir comment le pays réussissait – ou ne réussissait pas – à reconstruire ses bâtiments, reconstruire ses esprits, soigner ses blessés, faire évoluer le système politique, et se préparer un avenir plus acceptable”, a précisé Laurence Bloch, la directrice de la radio.

Avec AFP