France : Première mobilisation sociale de la rentrée

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Des grèves et des manifestations sont prévues jeudi dans plusieurs dizaines de villes en France, à l’appel de syndicats et d’organisations de jeunesse, contre les suppressions d’emploi et pour des hausses de salaires, alors que le pays fait face à une crise économique engendrée par l’épidémie de coronavirus.

Il s’agit du premier mouvement de grève de cette rentrée marquée par la crise du Covid-19. Il intervient après un autre mouvement de protestation, organisé samedi dernier à l’initiative des « Gilets jaunes », mais qui n’a rassemblé que peu de manifestants à travers la France, 6.000 selon le ministère de l’Intérieur dont 2.500 à Paris.

Cette journée de mobilisation sociale est organisée à l’appel de l’intersyndicale (CGT, Solidaires et FSU) et d’organisations de jeunesse sous le mot d’ordre “Mobilisés pour un autre avenir”, pour revendiquer le maintien de l’emploi et des hausses de salaires. Les syndicats, qui revendiquent d’être impliqués dans le plan de relance économique, appellent aussi à l’abandon “définitif” des réformes des retraites et de l’assurance chômage, et le maintien du service public.

Dans les transports publics et alors que la CGT-RATP a appelé à la grève ce jeudi, le trafic était quasi-normal. La circulation des métros, des bus et des trams n’était que peu perturbée à Paris, avec des perturbations sur le RER et le Transilien et plusieurs stations de métro ont été fermées en prévision des manifestations.

Selon les médias du pays, Contexte sanitaire oblige, les organisateurs ne s’attendent pas à une forte affluence, mais jugent ce “premier” appel nécessaire pour permettre aux salariés de se “retrouver ensemble”, après des mois de restrictions liées au coronavirus.


Ce premier rendez-vous social de la rentrée intervient dans un contexte de crise sanitaire et économique inédit.

Mercredi, le gouvernement a indiqué qu’il anticipait une chute de 10% du PIB en 2020, contre 11% prévue jusqu’ici, avant un fort rebond de 8% en 2021 à la faveur du plan de relance qu’il a lancé. “La récession sera moins forte que prévu. Nous évaluons désormais la baisse de l’activité de -10% en 2020. En 2021, nous confirmons notre prévision d’un fort rebond de 8%. C’est la preuve que nous sommes sur la bonne voie”, a affirmé le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire.

L’exécutif français a présenté, début septembre, un ambitieux plan de relance de 100 milliards d’euros pour l’économie durement touchée par la pandémie de Coronavirus.