France : une grève fait déborder les poubelles à Paris et Marseille

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Poubelles qui débordent, détritus et cartons entassés sur les trottoirs, odeurs nauséabondes: les conséquences d’une grève des éboueurs et agents chargés du traitement des déchets contre la réforme des retraites étaient visibles lundi à Paris et Marseille.

A l’instar des égoutiers, dont l’espérance de vie est réduite de 17 ans par rapport à la moyenne nationale, les éboueurs ont une espérance de vie réduite de sept ans. Or la réforme des retraites, contre laquelle ils s’insurgent, prévoit de supprimer la reconnaissance de la pénibilité de leurs métiers, qui leur permet actuellement de prendre leur retraite de manière anticipée, selon Natacha Pommet, secrétaire générale de la fédération CGT des services publics.

En région parisienne, éboueurs et agents publics chargés du ramassage et du traitement des ordures ménagères sont en grève depuis dix jours et six des sept fours qui permettent de brûler les déchets sont à l’arrêt, selon le Syctom, l’agence qui gère les déchets de six millions d’habitants de la région.

Résultat: un peu partout dans la capitale, les bacs débordent et des sacs poubelles et cartons s’empilent sur les trottoirs où des détritus s’étalent à même le sol.

On garde une partie de nos déchets au sous-sol parce que ça déborde déjà dehors. Il ne faut pas que la grève continue plus longtemps, sinon ça va être compliqué“, commente Léon Castro, employé dans un restaurant parisien.

Selon le Syctom, le préfet de police a réquisitionné des personnels dans les unités d’incinération, qui emploient entre 300 et 350 personnes au total, pour “permettre le retour à un fonctionnement minimal“.

À Marseille (sud-est), 3.000 tonnes de déchets se sont accumulés dans les rues, selon les services de la métropole. La métropole dit être “dans un rapport de force” avec “25 grévistes qui bloquent depuis 10 jours les centres de tri“, soit 0,98% des effectifs.

Vendredi, le tribunal administratif a rejeté une requête du syndicat CGT des agents de la métropole qui contestaient l’instauration d’un service de collecte partiel et minimum. Il a été mis en place avec des prestataires de service privés. La métropole a également déposé des bennes fixes “pour inciter les gens au civisme“.

Avec AFP