France/Violences policières: Macron demande au gouvernement des propositions rapides

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Emmanuel Macron a demandé au gouvernement français “d’accélérer” dans ses propositions pour améliorer la déontologie des forces de l’ordre, face à la multiplication des manifestations contre le racisme et les violences policières, a indiqué lundi la présidence.

Samedi, plus de 23.000 manifestants ont défilé en France, selon le ministère de l’Intérieur pour dénoncer les violences policières et réclamé “justice pour tous”.

Déontologie policière, politique de la ville et racisme: le chef de l’Etat a demandé au chef du gouvernement Edouard Philippe ainsi qu’aux ministres concernés de s’emparer de ces sujets.

Il a aussi demandé à la ministre de la Justice Nicole Belloubet de se pencher sur le dossier du décès en 2016 d’Adama Traoré, un jeune noir de 24 ans, lors d’une arrestation, érigé par certains manifestants comme un symbole des violences policières.

“Dans le contexte d’émotion suscité par la mort de George Floyd aux Etats-Unis, une partie de la communauté nationale proteste contre le racisme et met en cause l’action des forces de l’ordre. Nous voulons répondre à cette colère par la transparence et par l’action”, ont expliqué les services du Premier ministre.


“Le Premier ministre aura aussi l’occasion de présenter l’action du gouvernement dans les quartiers prioritaires, qui justifient à l’approche de l’été un effort de solidarité”, ont-ils précisé.

Emmanuel Macron a par ailleurs consulté ce week-end des élus, des représentants d’associations et des personnalités impliqués dans la politique de la ville.

Lundi, la police des polices (IGPN) a indiqué avoir été chargée d’un nombre inédit d’enquêtes judiciaires en 2019, dont plus de la moitié visent des accusations de “violences” des forces de l’ordre.

Les incidents en marge du mouvement social des “gilets jaunes” dont les manifestations ont secoué la France au début de l’année 2019 y sont pour beaucoup.


L’usage des lanceurs de balle de défense (LBD) et des grenades à main de désencerclement (GMD) avait été pointé du doigt, accusé d’avoir blessé ou mutilé plusieurs manifestants.

Sur les 1.460 enquêtes judiciaires confiées l’année dernière à l’IGPN, 868 portent sur des “violences volontaires”, un chiffre qui a bondi de 41% par rapport à 2018 (+256).

Avec AFP