«Gilets jaunes»: Les manifestations interdites samedi sur les Champs-Elysées

Gilets jaunes

Les manifestations sur les Champs-Élysées et ses abords seront interdites samedi, en prévision d’une nouvelle mobilisation des “gilets jaunes”, ce mouvement inédit de protestation contre la politique sociale et fiscale du gouvernement.

« Les manifestations de «gilets jaunes» seront interdites demain à Paris sur les Champs-Elysées, ses abords et la place de l’Etoile ainsi que dans un périmètre incluant le palais de l’Elysée et l’Assemblée nationale », indique la préfecture de police dans un arrêté dont se font écho les médias.

Hors de ces périmètres, “le droit de manifester, qui est une liberté fondamentale, pourra s’exercer librement”, affirme la Préfecture de police en avertissant que “tout attroupement donnant lieu à des débordements sera immédiatement dispersé”.

Cette décision intervient suite à l’acte 18 des «gilets jaunes» qui avait dégénéré samedi dernier en des affrontements avec les forces de l’ordre et en des pillages de boutiques sur la célèbre avenue de la capitale.

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Des manifestations ont été également interdites par arrêté préfectoral dans plusieurs villes de France, notamment à Nice, Marseille, Metz et Toulouse.

L’acte 18 des « gilets jaunes » a été marqué par un regain de violences notamment à Paris théâtre de saccages d’une ampleur encore jamais atteinte depuis le début du mouvement.

Face à ces débordements, le gouvernement a pris la décision de faire appel aux militaires.

“La mission antiterroriste militaire Sentinelle sera mobilisée de manière «renforcée» samedi afin de protéger des bâtiments officiels et autres «points fixes»”, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, qui a affirmé que l’objectif est de «permettre aux forces de l’ordre» de se «concentrer sur les mouvements et le maintien et le rétablissement de l’ordre».


Mais cette décision a été mal accueillie par l’opposition, de droite comme de gauche, qui considère que le maintien de l’ordre est une affaire de la police et de la gendarmerie et non pas de l’armée.