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Guinée Bissau : La CEDEAO menace de sanctionner les contrevenants à l’Accord de Conakry

Une mission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a appelé dimanche, au terme d’un séjour de trois jours à Bissau, les acteurs politiques bissau-guinéens à travailler à la réalisation de l’Accord de Conakry portant sur la sortie de la crise en cours dans le pays, à défaut, souligne la mission, des “sanctions collectives et individuelles” seront appliquées aux contrevenants. 

Conduite par le ministre togolais des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, Robert Dussey, la mission de la CEDEAO a rencontré le président de la République, le président de l’Assemblée et les dirigeants des partis politiques et de la société civile. S’adressant à la presse au nom de la mission, Robert Dussey a souligné la nécessité pour les responsables politiques bissau-guinéens de faire preuve de retenue et de responsabilité, tout en s’engageant dans l’organisation des prochaines élections à la date prévue et conformément aux recommandations de l’Accord de Conakry.

En attendant, a-t-il souligné, la mission de la CEDEAO se félicite de la neutralité qu’observent les forces de défense et de sécurité du pays, pour le moment confinées dans les casernes. Cette mission interministérielle est la troisième du genre dépêchée en Guinée-Bissau depuis la signature de l’Accord de Conakry en octobre 2016 sous les auspices de la Communauté économique des États d’Afrique occidentale, en collaboration avec les Nations Unies.

Conçu en dix points, l’Accord porte notamment sur la nomination d’un Premier ministre ayant la confiance du chef de l’Etat et devant rester en place jusqu’aux législatives de 2018, la formation d’un gouvernement inclusif comprenant des personnalités indépendantes et de la société civile, la réforme de la constitution, de la loi électorale et d’une nouvelle loi sur les partis politiques.

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