Hausse des frais de scolarité : les parents manifestent devant la porte du Lycée Lyautey

manifestations des parents devant lycée lyautey
manifestations des parents devant lycée lyautey

Criant à l’unisson « Stop à l’augmentation des frais de scolarité », les parents d’élèves se sont rassemblés, mardi matin, devant les lycées français Descartes et Lyautey. L’appel a été lancé par l’Union des Conseils de Parents d’élèves (UCPE), la première fédération des parents d’élèves qui a pour mission l’amélioration du quotidien des élèves et des parents.

Le 17 octobre, les représentants des associations de parents d’élèves du Maroc ont été invités par le Service de Coopération et d’Action culturelle (SCAC) à une réunion d’information, axée, principalement, sur l’évolution des frais de scolarité. Il en sort un exposé annonçant une réflexion qui va conduire, dès la rentrée 2020-2021, à une augmentation en se basant, d’une part, sur un plancher d’évolution tenant compte du taux d’inflation au Maroc, et d’autre part, sur une contribution complémentaire, liée à l’investissement immobilier et aux besoins spécifiques de chaque établissement.

Le principe d’appliquer des frais de scolarité différenciés au Maroc et d’augmenter ces frais en se basant sur cette nouvelle formule a été rejeté par toutes les associations présentes, indique l’UCPE dans une publication sur sa page Facebook.

« OUI pour un SIT-IN NATIONAL pour dénoncer les augmentations abusives, le jour même de la tenue du Conseil d’Administration de l’Agence pour l’Enseignement français à l’Etranger (AEFE) et alerter ainsi les responsables sur le risque de ces décisions et leurs lourdes conséquences sur les familles, qui ont largement contribué, pendant des années, au budget de fonctionnement de nos établissements et au rayonnement du réseau AEFE au Maroc », déclare l’UCPE.

Rappelons qu’en 2017, plusieurs mesures d’austérité ont été prises, notamment, la réduction du budget de l’AEFE de 8%. Par conséquent, les frais de scolarité ont connu une hausse allant jusqu’à 60%.


Au Maroc, la nouvelle avait suscité la colère des parents d’élèves qui ne s’attendaient pas à cette hausse subite dans leur budget accordé à la rentrée scolaire.