Hospitalisé en soins intensifs, Boris Johnson est dans un état “stable” (ministre britannique des AE)

Boris Johnson

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, admis lundi soir en soins intensifs des suites de son infection par le nouveau coronavirus, se trouve dans un état “stable”, a assuré, mardi, le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab.

L’hospitalisation de M. Johnson “nous a tous choqués”, a déclaré M. Raab, qui remplace le dirigeant conservateur à la tête du gouvernement britannique, en attendant sa guérison.

S’exprimant lors de la conférence de presse quotidienne du gouvernement, le ministre britannique des Affaires étrangères a ajouté : “Ce n’est pas seulement notre patron, c’est aussi un collègue et un ami”, ajoutant que M. Johnson “est un battant”. Il “s’en tirera”.

De son côté, le porte-parole du Premier ministre avait expliqué plus tôt dans la journée que M. Johnson “reçoit un traitement standard à l’oxygène et respire sans aucune assistance”, après avoir passé deux nuits à l’hôpital Saint Thomas de Londres.

“Il n’a pas eu besoin de ventilation mécanique ou d’aide respiratoire non invasive”, a-t-il ajouté, notant qu’il est resté dans un état “stable” durant la nuit et qu’il” garde le moral”.


Boris Johnson est le seul chef d’Etat ou de gouvernement d’une grande puissance à avoir été contaminé par le virus. Jusqu’à son hospitalisation dimanche, le dirigeant conservateur s’était efforcé de continuer à diriger depuis son appartement de Downing Street, où il était en quarantaine. Son état se dégradant, il a été transféré lundi soir en soins intensifs.

Le Royaume-Uni a enregistré 786 décès supplémentaires dus au coronavirus en 24 heures, un nouveau record, portant à plus de 6.000 le nombre de morts dans le pays, selon le nouveau bilan du ministère de la santé.

Au total, 6.159 patients sont morts à l’hôpital après avoir été diagnostiqués positifs au Covid-19, tandis que 213.181 personnes ont été testées, dont 55.242 se sont révélées positives.

“Nous sommes à peu près deux semaines derrière la France, quelques semaines derrière l’Italie en termes de chiffres”, a déclaré le conseiller scientifique du gouvernement Patrick Vallance, lors de la conférence de presse quotidienne.


Au vu de la tendance des contaminations et hospitalisations, il s’attend à ce que le nombre de décès “commence à baisser d’ici deux à trois semaines”.