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IED en Afrique : La Chine en leader

IED en Afrique : La Chine en leader

Si le 20ème siècle fut celui de l’Europe et des Etats-Unis par leurs conquêtes et puissances économiques, le 21ième siècle sera sans doute sino-africain.

La percée fulgurante de la Chine dans le continent dans un contexte où l’avenir du monde, d’après la banque mondiale, « sera africain ou ne sera pas » corrobore les ambitions du géant asiatique et des pays africains. Ceci expliquant cela, d’importants projets d’investissement voient le jour à l’aune de ce 21ième siècle. En effet, entre 2013 et 2016 plus 110 milliards de dollars sont investis par la Chine dans plusieurs secteurs comme le domaine de la construction, des industries extractives, de la manufacture, des services financiers, et dans le domaine des technologies.

Infrastructures

Le développement passe inéluctablement par une politique d’infrastructures de qualité, le partenariat sino-africain, eus égards aux données qui suivent, prend bien en compte ce volet. D’ailleurs, en 2013 et 2014 un investissement d’une valeur de 6,8 et 8 milliards de dollars ont été respectivement injectés en Afrique ; tandis qu’en 2015 et 2016, 9,5 et 11,3 milliards de dollars sont été investis.

Industries extractives

Il est vrai que le développement d’un pays obéit à un processus bien définit sur lequel tout aspirant doit reposer son modèle, s’il le veut structurer. De ce fait, en économie, les secteurs clés sur lesquels tout modèle doit s’inspirer sont le secteur primaire (l’agriculture), le secteur secondaire (l’industrie) et le secteur tertiaire (les services). D’où le choix des pays africains d’orienter l’investissement de la Chine dans la construction d’une industrie lourde voire extractive. C’est dans ce registre, qu’en 2013 ainsi que 2014, respectivement, 6,9 et 7,9 milliards de dollars sont investis dans les industries extractives pour permettre à l’Afrique de pistonner son moteur industriel. Un investissement en ascendance dans les deux années qui suivent. En 2015 et 2016, 9,5 et 10,4 de la même unité précédente, sont financés dans le continent noir, suivant l’ordre, par la Chine.

Services financiers et technologies

Sachant qu’une industrie, aussi lourde et performante soit-elle, a besoin de services financiers pour huiler les flux et faciliter les échanges, les deux partenaires ont, en même temps que les infrastructures et les industries, boosté le secteur tertiaire avec un investissement de 17 milliards de dollars en l’espace de 4 ans.

→ Lire aussi : Le Maroc et la Chine examinent l’actualisation de l’accord sur le transport aérien

Par ailleurs, pour raccorder la chaîne, l’économie numérique a également eu sa part d’investissement. En effet, pour la recherche et la formation en ingénierie technologique, l’Afrique a bénéficié de près de 6 milliards de dollars auprès de la Chine. D’où la création, de part et d’autres, de centres de recherches et de bourses formations sans oublier le transfert de technologies.

Comparaison entre la Chine et les USA

Comparativement, si un parallélisme de financement devrait être fait entre la somme investie par la Chine en Afrique et celle investie par les Etats-Unis, nous verrons que l’ambition chinoise est beaucoup plus grande et plus éloquente de sorte qu’on est tenté de se demander qui arrêtera la Chine ? En effet, entre 2003 et 2016 les USA, première puissance économique du monde, ont investi près de 211,3 milliards de dollars. Pendant ce temps, la Chine, qui talonne les américains et occupe la deuxième place économique, a investi 616,1 milliards de dollars, presque le triple de la valeur investie par les USA.

In fine, l’Afrique, bénéficiaire de cet investissement, devrait, elle aussi, l’orienter avec  intelligence pour être au rendez-vous du développement.

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