«Il n’y aurait pas de solution militaire » à la crise libyenne, affirme Macron

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Le Président français Emmanuel Macron a insisté, lors d’un entretien téléphonique, vendredi, avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, sur le fait qu’il ne peut y avoir de « solution militaire » à la crise en Libye, a indiqué l’Elysée.

Emmanuel Macron s’est entretenu vendredi après-midi par téléphone avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan. Les deux chefs d’Etat ont discuté de plusieurs questions d’actualité notamment la montée des tensions au Moyen Orient, la situation en Syrie et les développements en Libye.

Sur la Libye, le Président français a « insisté sur le fait qu’il n’y aurait pas de solution militaire à la crise et sur la nécessité d’éviter toute escalade liée au renforcement des interférences militaires étrangères », a précisé la présidence française dans un communiqué.

Le chef de l’Etat français a souligné « la nécessité de consolider le consensus international lors de la Conférence de Berlin en vue d’une part d’un cessez-le-feu crédible en Libye et d’autre part d’une sortie de crise par un retour au processus politique sous l’égide des Nations unies et par le dialogue inter libyen », a ajouté la même source.

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Il a également rappelé « la condamnation claire et unanime par le Conseil européen de l’accord entre la Turquie et le GEN sur la délimitation de leurs espaces maritimes, comme des activités turques à l’égard de Chypre ».

Lors de leur entretien téléphonique, les deux chefs d’Etat ont exprimé « leur préoccupation commune face à la montée des tensions au Moyen Orient, à la suite des derniers événements en Irak et la nécessité d’éviter une escalade dangereuse ».

Dans ce contexte, Emmanuel Macron a rappelé « la priorité accordée à la lutte contre Daech et le plein engagement de la France dans l’action de la coalition internationale », indique-t-on.

Sur la Syrie, le Président français a souligné sa préoccupation de la situation humanitaire et sécuritaire à Idlib, ainsi que l’entière mobilisation de la France pour que les Nations unies conservent l’accès nécessaire aux populations dans le besoin au travers de l’assistance transfrontalière.