Iran: exemptions de visas pour les touristes chinois

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Les ressortissants chinois souhaitant visiter l’Iran n’auront plus besoin de visa pour entrer dans le pays, rapporte dimanche l’agence de presse officielle iranienne Irna, alors que Téhéran tente d’encourager le tourisme face à une crise économique aiguë.

L’Iran peine à surmonter l’effet du rétablissement des sanctions américaines après le retrait unilatéral des Etats-Unis en mai 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015.

Ce texte avait permis à Téhéran de tenter de relancer son économie en augmentant ses exportations de pétrole. Mais le rétablissement des sanctions américaines, assorti de menaces de représailles envers les pays qui les enfreindraient, a de nouveau fait plonger les exportations iraniennes de brut, la Chine restant un de ses derniers clients.

“Le gouvernement a convenu de supprimer l’exigence de visa d’entrée pour les ressortissants chinois se rendant en République islamique”, a indiqué Irna.

Le chef de l’organisation iranienne du Tourisme, Ali Asghar Mounesan, a déclaré à l’agence que l’Iran a “pour objectif d’accueillir deux millions de touristes chinois par an, tenant compte des nombreuses attractions du pays”.


Il a ajouté que le tourisme “ne pouvait être sanctionné” et serait une alternative adéquate à l’industrie pétrolière de l’Iran, visée par les Etats-Unis.

Selon Irna, 52.000 touristes chinois ont visité l’Iran en 12 mois, jusqu’à mars dernier.

Autre mesure destinée à encourager le tourisme en Iran, les autorités ont récemment annoncé qu’elles ne tamponneraient plus les passeports des touristes, leur permettant ainsi de contourner une interdiction d’entrée aux Etats-Unis visant les voyageurs s’étant rendus en Iran.

Les grandes puissances encore parties à l’accord de Vienne (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni, Russie) se sont réunies vendredi dans la capitale autrichienne pour tenter de sauver ce texte, destiné à garantir le caractère strictement pacifique du programme nucléaire iranien.


Lors de cette rencontre, un haut responsable chinois a indiqué que son pays continuerait à importer du pétrole iranien malgré les sanctions américaines.

Téhéran a prévenu que faute d’allègement réel des sanctions étouffant son économie, l’Iran s’affranchirait de certaines dispositions de l’accord, concernant notamment le volume de ses stocks d’uranium enrichi et le degré d’enrichissement.

Avec AFP