Iran : pour le président Rohani le pays sort “victorieux” des émeutes

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L’Iran sort “victorieux” et uni des émeutes des derniers jours comme en témoignent les images des rassemblements pro-pouvoir dans plusieurs villes du pays diffusées par les médias d’Etat, a déclaré mercredi le président iranien Hassan Rohani.

“Notre peuple est sorti victorieux à diverses reprises face au complot des ennemis, et cette fois encore, face à ces émeutes – qui étaient un complot de l’ennemi contre la sécurité [de la Nation], le peuple a été totalement victorieux”, a déclaré M. Rohani en Conseil des ministres.

“Les anarchistes qui sont descendus dans les rues étaient peu nombreux”, a ajouté M. Rohani selon une vidéo de son allocution diffusée sur des médias d’Etat.

“Ces anarchistes étaient organisés, armés”, conformément à “un complot ourdi par les forces réactionnaires de la région, les sionistes et les Américains”, a-t-il dit.

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“Vous avez vu ces derniers jours d’immenses rassemblements [populaires] spontanés dans diverses villes, qui ont commencé à Zanjan [nord-est, lundi, NDLR], Tabriz [nord-est, mardi], Chahr-é Kord [centre, mardi] et [qui continuent] dans d’autres villes […] de manière spontanée”, a encore déclaré M. Rohani.

Ces manifestations “sont la meilleure preuve du pouvoir de la nation iranienne”, a-t-il ajouté : “la nation iranienne montre au monde sa vigilance, sa conscience [d’elle-même], son unité et sa solidarité avec l’ensemble du système” politique de la République islamique.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a affirmé mardi soir que “l’ennemi” avait été repoussé en Iran, secoué depuis plusieurs jours par des manifestations violentes contre une hausse du prix de l’essence.

Les manifestations ont été déclenchées vendredi soir quelques heures après l’annonce d’une réforme du mode de subvention de l’essence, censée bénéficier aux ménages les moins favorisés mais s’accompagnant d’une très forte hausse du prix à la pompe, dans un contexte de profonde crise économique.


Les autorités ont confirmé la mort de cinq personnes (quatre membres des forces de l’ordre et un civil), mais l’ONG Amnesty International a affirmé mardi que plus de 100 manifestants auraient été tués, et l’ONU a dit craindre qu’il y ait eu “des dizaines” de morts.

Avec AFP