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Journée mondiale de l’alimentation : la FAO préconise la « faim zéro en 2030. »

Journée mondiale de l’alimentation : la FAO préconise la « faim zéro en 2030. »

D'après la FAO, la lutte contre la faim est sous pression. Après une période de régression, la faim chronique et la malnutrition sont à nouveau en hausse dans le monde et menacent d’annuler des décennies d’acquis. Ces causes de la sous-alimentation peuvent également constituer un obstacle à l’atteinte de l’objectif faim zéro fixé en 2030. Mais, la bonne nouvelle est le facile accès aux informations qui déterminent les véritables causes.

Conflits, climat, économie mondiale, inégalités. Autant de raisons pour lesquelles l’objectif de la FAO, Faim Zéro, peut sembler plus difficile à atteindre qu’auparavant. Traiter la malnutrition, sous toutes ses formes, est de plus en plus compliqué car s’y ajoutent le surpoids et l’obésité. Mais l’expérience a montré que la sécurité alimentaire et la nutrition peuvent avancer à grands pas lorsque les pays, les institutions et les citoyens se donnent la main.

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Quelques faits et chiffres

Dans un monde qui produit suffisamment pour nourrir tous ses habitants, une personne sur neuf souffre de faim chronique. Selon un rapport de la FAO de 2017, plus de 815 millions d’individus souffraient de sous-alimentation chronique en 2016, soit 38 millions de plus qu’en 2015. Plus de la moitié d’entre eux vivent dans des pays victimes de conflits. Quelque 155 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent de retards de croissance, tandis qu’1,9 milliard de personnes sont en surpoids, dont 600 millions sont obèses, ce qui met leur santé en danger.

Les propositions de la FAO

La FAO utilise ses multiples domaines d’expertise technique pour aider les pays à honorer leur engagement en faveur de la Faim Zéro. En effet, économiquement parlant, éliminer la faim et la malnutrition a un sens pour les pays et leurs gouvernements d’où la nécessité de renforcer les mécanismes de protection sociale pour sortir les plus vulnérables de la pauvreté. Privilégier le développement inclusif et la croissance économique équitable.

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Aussi faut-il valoriser les stratégies nationales pour la Faim Zéro, promouvoir les liens entre politiques de protection sociale, agriculture durable, nutrition, santé et éducation. D’après le rapport de la FAO, pour remédier à cela, il faut travailler avec les principaux acteurs et les impliquer pour fournir les outils et les appuis nécessaires aux individus, aux communautés et aux entreprises. Ce qui commence par la mise en place d’un cadre de règlementations clairs et des institutions stables. Récompenser l’esprit d’entreprise, atténuer les risques, prévenir et régler les litiges, créer des débouchés commerciaux et répondre aux incertitudes et aux lacunes des marchés.

Une bonne politique agricole

Les hommes et les femmes travaillant dans l’agriculture, la pêche ou la sylviculture peuvent apporter des changements quotidiens qui contribuent à un monde libéré de la faim. C’est pourquoi, d’après la FAO, il faut améliorer l’accès des femmes et des jeunes aux ressources et aux opportunités agricoles et non agricoles. Faire une utilisation efficace des ressources Gérer les ressources naturelles durablement et efficacement, et diversifier les cultures. S’adapter au changement climatique. Cultiver davantage de nourriture avec la même quantité d’eau et de terres en utilisant des semences plus résistantes à la sécheresse et aux maladies. Élever du bétail adapté aux températures locales. Créer des étangs et des cages à poisson à l’épreuve des tempêtes, et planter des arbres tolérants à la chaleur et à la sécheresse et enfin réduire les pertes après récolte.

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