Kamal Moummad/De Zagoura à Hollywood Passion intacte

Kamal Moummad

Par Abdelhak Najib

A 44 ans, Kamal Moummad, originaire de Zagoura, s’est fait une place au cœur de Los Angeles, à Hollywood. Il est aujourd’hui à l’écran dans le dernier opus de Souheil Benbarka, «De sable et de feu». Retour sur le parcours d’un homme qui a d’abord été un excellent basketteur et un mannequin à succès.

Faire des paniers, c’est dur et cela demande de la précision. Choisir un rôle et le travailler requiert la même exigence à la fois physique et mentale. Dans les deux Kamal Moummad va au bout de lui-même, sans concessions et sans jamais en garder sous le capot. «J’aurai pu aller le plus loin possible dans le sport. D’ailleurs, cette discipline que donne la pratique sportive m’aide beaucoup dans ce que je fais aujourd’hui. Mais je suis un acteur. J’ai toujours su que c’est le métier que je voulais faire. Je vis pour le cinéma. Je ne peux pas me voir autrement.» Cette détermination, Kamal Moummad en fait un credo, une manière d’être, un sacerdoce.

C’est cette rigueur dans le travail et cette volonté à toute épreuve qui l’a mené à partager l’affiche avec des noms comme Woody Harrelson ou encore Will Ferrell. Nous sommes déjà loin du mannequin qu’il a été. Pourtant, il a connu tous les succès sur les podiums. Carrure, élégance naturelle, classe de ceux qui ont du cœur, Kamal Moummad trace son chemin avec beaucoup de patience. Même quand il touchait le fond, il se relevait. Huit fois tombé, neuf fois relevé fait partie de ses devises. « Je n’abandonne jamais. Je ne m’avouerai jamais vaincu. La vie n’est pas chose aisée. Rien n’est simple ni facile. J’ai trimé. J’ai donné. J’ai souffert. J’ai douté de tout mais jamais de moi-même. J’ai gardé au fond cette force pour me relever encore et encore jusqu’à prendre mon cheminement, celui de l’acting et du cinéma ».

Acteur-né, caméléon, instinctif, profond, Kamal Moummad passe de l’esclave à l’agent secret, de l’interprète de l’ONU à l’ambassadeur sénégalais, traverse le cinéma de Tombouctou à Londres, joue à travers les époques et prend des risques, de film en film. C’est comme ça que le métier entre. On multiplie les auditions, on change de cadre, on se plie à certaines exigences et on se teste.


De 2010 à 2019, il a été dans des séries TV, des courts-métrages et des longs. Game Night, Tester, The Panther Heart Beats, Reflector, Tu veux gagner un Oscar ? Lost Future, Galamsey et The Elite One. Mais durant cette décennie, Kamal Moummad n’a pas seulement joué devant la caméra. Il a écrit. Il a produit. Ila filmé en tenat que réalisateur. Parce que pour lui, le chemin est à plusieurs bifurcations. «J’aime écrire. Et je veux porter mes histoires à l’écran. Je veux donner corps à mes émotions et à ce que je pense de la vie et du monde. Je travaille chaque jour. Et mes rêves vont loin.

Dream Big Brother. J’u crois à fond ». Aujourd’hui, Kamal Moummad crève l’écran dans le dernier film de Souheil Benbarka. Un rôle sur mesure qui le fait voyager un peu partout dans le monde, de festival en festival, avec cette même constance de celui, qui dit, qu’il vient de commencer et que le chemin est long, très long.

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