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Khadija Idrissi Janati: Entrepreneure, activiste de la société civile [Vidéo]

Khadija Idrissi Janati: Entrepreneure, activiste de la société civile et membre du Conseil national du RNI

La politique n'est pour moi q'une forme d'engagement parmi tant d'autres. Mon histoire dans ce sens a commencé tôt, pendant mon enfance. Il se manifestait dans de petits détails d'enfants justement, mais on pouvait le voir : à l'école, j'étais celle qui demande à la maîtresse de reporter l'examen, celle qui accompagne un enfant qui est tombé et qui s'est blessé, celle qui organise les journées nettoyage et décoration de la classe...

Cet engagement a pris d'autres dimensions au fil du temps. Pendant mes études secondaires et universitaires, j'ai intégré des associations et j'en ai crée aussi, du sport au caritatif, en passant par le gouvernement des étudiants.

Une fois dans le monde professionnel, la vie réelle a montré son vrai visage : injustice, précarité, défaillances, absence des fondamentaux d'une vie décente pour beaucoup de personnes et dans plusieurs régions du Maroc... S'engager devient ici un devoir non un choix, mais cette fois avec un nouvel état d'esprit : la société civile fait avancer les choses, mais ce ne sont que les politiques qui ont le pouvoir de les changer. Je me mets donc à la politique, en devant sympathisante du RNI à partir de 2007 puis membre de son conseil national en 2011.

Ce fut ma première expérience de campagne électoral. J'avais participé activement à la campagne du RNI pour les législative 2011...

La campagne électorale pour les communales est pleine de challenges : la meilleure partie reste le contact avec le citoyen, qui permet de rentrer dans le détail de ses préoccupations, les comprendre et l'impliquer dans l'élaboration de la solution, et ceci a été ma démarche.

Quant aux obstacles, il y'en a assez. Ils ne me concernent pas spécialement, mais concernant toutes les femmes qui se présentent aux élections.

Le caractère machiste de notre société fait que le regard que le citoyen porte sur une candidate femme est différent de celui qu'il porte sur un homme.

 

 

La parité au Maroc ?

Lorsque la loi des élections prévoit un quota de 30% pour les femmes et on ne le respecte même pas, on comprend, que le chemin est encore long, et que le travail doit commencer à la base dans la sensibilisation et l'explication, en donnant comme exemple des pays qui nous ont devancés...

Les résultats du scrutin de reflètent ni la sociologie du Maroc ni les compétences de ses femmes.

Sur 12 conseils et régions, nous devons en avoir 6 présidés par des femmes et pareil pour les conseils communaux.

 

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