La Bourse de Casablanca ouvre son capital aux banques et aux institutionnels

 

 

Tant attendue, l’ouverture du capital de la Bourse de Casablanca a été actée ce mercredi 25 novembre. Qualifiée d’historique, la cérémonie de signature du mémorandum d’entente relatif au schéma de cette ouverture a été présidée par Mohamed Boussaid, ministre de l’Economie et des Finances. Le nouveau tour de table de la place boursière de Casablanca, comprend désormais les banques marocaines, les grandes compagnies d’assurances, Casa Finance City et la Caisse de dépôt et de gestion (CDG).

Créer une place financière internationale à Casablanca est l’objectif annoncé de cette démutualisation de la Bourse des Valeurs de Casablanca. En effet, Karim Hajji, le directeur général de la Bourse de Casablanca a précisé que 39 % sera du capital de la Bourse sera cédé aux banques marocaines, réparties ainsi,  8% chacune pour les trois plus grandes institutions bancaires, à savoir, la BMCE Bank, Attijariwafa Bank et la BCP, et 3% pour chacune des cinq autres institutions, notamment le Groupe Crédit Agricole du Maroc ( CAM), le  Crédit du Maroc, CIH, la BMCI et la Société générale. En ce qui concerne les grands assureurs du Maroc, ils seront actionnaires avec une  part de 11%, alors que les 17 sociétés de la Bourse auront une part de 20%. Ceci dit, 25% va revenir à la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG).

Par ailleurs, et comme l’a bien souligné pour Maroc Diplomatique, Karim Hajji, « au cas où l’une des sociétés de Bourse exprime la volonté de se retirer de l’actionnariat, pour une raison ou une autre, elle doit céder sa part à la CDG ».

Dans cette perspective, le ministre des Finances devrait annoncer à une date ultérieure, le nom du partenaire étranger auquel la CDG va céder 20% de sa contribution pour n’en garder que 5% par la suite. Mohamed Boussaid n’a pas voulu s’expliquer  sur ce point soulignant que l’heure venue, son département annoncera le nom de l’institution internationale choisie.


En attendant, le 15 décembre prochain, le CDVM procédera à une valorisation de ce nouveau schéma des actionnaires et le 31 décembre se tiendra l’Assemblée générale qui actera l’augmentation de capital et, éventuellement,  la modification des statuts ou les deux, selon les explications de Karim Hajji.

L’autre particularité de cette ouverture du capital de la Bouse de Casablanca,  c’est que, contrairement, à ce qui se fait ailleurs, cet acte de démutualisation s’est concrétisé grâce à un « consensus », comme souligne Mohamed Boussaid, et non pas par le biais d’une loi organique. « Il a choisi la concertation et je dois dire qu’il a fait preuve de beaucoup de courage et de ténacité pour faire avancer cette démutualisation », commente le DG de la place casablancaise en relayant le ministre des Finances.