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La CGEM soucieuse de l’employabilité des jeunes

La CGEM soucieuse de l’employabilité des jeunes

Soucieux de l’adéquation ou l’inadéquation, c’est selon, entre formation et employabilité, la Commission Talents, Formation et Employabilité de la Confédération Générale des Entreprises au Maroc (CGEM) a organisé, le jeudi 1er novembre 2018, une séance plénière pour débattre autour de la problématique des talents, de l’employabilité et de la formation à l’échelle internationale ainsi que des enseignements pour le Maroc.

En présence de Myriam Khomri, Ex-Ministre Française du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, venue participer au débat sur le thème de l’adéquation entre formation et emploi, la CGEM a organisé un débat fructueux où chefs d’entreprises, acteurs sociaux et journalistes ont pris part.

Inadéquation entre formation-emploi

L’épineuse question de la formation des jeunes face au défi de l’innovation et de la demande en qualité des entreprises devient de plus en plus une préoccupation des organisations patronales, notamment la CGEM. De ce fait, en vue de prendre le taureau par les cornes, le président de la Confédération touche là où le bât blesse en ces termes  « Quelque part, tout le monde considère qu’il est en train de faire son travail mais personne ne parle d’emploi » et pour enfoncer le clou, il ajoute « l’emploi, nous savons tous que c’est la priorité des priorités, que c’est une question très sérieuse mais que personne ne prend en charge. »

Une telle affirmation laisse penser que c’est un cri de cœur qu’il fallait attendre des organisations de la société civile mais pas d’un chef d’entreprise. Pourtant, le président de la CGEM pointe du doigt la responsabilité du patronat face au défi de l’emploi. Parlant à ses pairs, il persiste « Je pense que nous CGEM, on a un rôle à jouer là-dessus, on doit se préoccuper des questions d’emploi. »

Seulement, malgré le rôle que devrait jouer le patronat pour restreindre au maximum les pertes d’emploi et augmenter la création, force est de reconnaitre, selon les débatteurs, qu’il y a un problème d’adéquation entre formation et emploi dans les universités.

La cause de la non-productivité immédiate

En effet, selon la CGEM, aujourd’hui il y a un sérieux problème au niveau des programmes de formation dans les universités. Certes les connaissances sont acquises par les étudiants, mais ils n’arrivent pas à être productifs dans l’immédiat, après leurs formations.

→ Lire aussi : La CGEM, premier patronat africain à rejoindre la Global Business Coalition

Ce problème, devenu une généralité, est dû en grande partie à la « suppression des stages dans les programmes de formation par ce que les entreprises ne veulent pas recevoir des stagiaires de l’université. Elles donnent la priorité effectivement aux écoles de commerce et aux écoles d’ingénieurs. »

Autrement dit, même si les entreprises exigent une productivité immédiate de l’employé fraichement sorti de l’université, elles ne font aucun effort dans les stages d’apprentissages, elles refusent de les recruter ou le font de moins en moins. Amalgame ! D’où l’urgence, pour la commission de la CGEM, de rappeler le rôle des entreprises dans  la qualité de la production des étudiants.

Qu’est-ce qu’il faut faire ?

A cette étape, survient la belle expérience de Myriam Khomri, Ex-Ministre Française du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social. Pour elle, Il faut développer un plan de formation au moment où les métiers changent, les métiers évoluent. Elle n’a pas hésité à donner l’exemple de la France. « Nous avons connu la révolution numérique de 1995 à 2010, en France cela a créé un million d’emploi. » pour montrer que la révolution numérique est indispensable si le Maroc veut affaiblir son taux de chômage.

Mais encore, « l’emploi ne se crée pas par décret, nous dit-elle.  Pour un emploi de qualité, il faut développer la recherche au développement. C’est ce qui permet de développer les nouveaux secteurs d’activités. » Et là, elle appelle à la responsabilité du patronat. En effet, elle considère qu’il est important que les formations patronales s’engagent à faire évoluer positivement l’emploi. Appel qui semble bien être entendu eu égard à la réponse de Mezouar qui  juxtapose la sienne en ces termes « Nous avons supprimé les stages Il y a un travail important à faire, un rôle important de l’entreprise. »

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