La digitalisation en Afrique n’est plus un luxe, mais une nécessité

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La crise sanitaire de la Covid-19 a fait constater que le développement de la digitalisation en Afrique n’est plus un luxe, mais plutôt une nécessité, a affirmé lundi le président rwandais, Paul Kagame.

“La pandémie a démontré que la digitalisation n’est plus un luxe. C’est une nécessité (…) Les emplois futurs dépendront des compétences technologiques mais aussi d’une identité numérique”, a souligné le dirigeant rwandais qui intervenait lors de la 9è réunion du Conseil d’administration de l’Alliance Smart Africa, tenue par visioconférence.

Lors de cette rencontre virtuelle, qui a réuni les dirigeants et responsables des 30 pays membres de l’Alliance Smart Africa, le président Kagame a mis en exergue les enjeux et les priorités du développement numérique en Afrique, relevant que l’amélioration des services d’éducation et de santé dans le continent passe indubitablement par la promotion des infrastructures numériques.

Rappelant que l’Alliance Smart Africa a pour mission de développer le digital en Afrique et transformer le continent en un marché numérique, le chef d’Etat a fait observer que la réalisation des objectifs fixés par l’Alliance exige des partenariats solides avec les opérateurs du secteur privé.

Le dirigeant rwandais, qui a présidé cette réunion virtuelle, a indiqué que l’Alliance travaille en étroite collaboration avec le secteur privé pour mobiliser les investissements nécessaires. “Cela est particulièrement évident dans le processus de relance post-Covid”, a-t-il déclaré.


Au cours de cette rencontre, les pays membres de l’Alliance ont renouvelé leur engagement à approfondir les transformations structurelles pour permettre à l’Afrique d’atteindre les objectifs visés en matière de digitalisation.

La réunion a été marquée par la participation des dirigeants du Burkina Faso, du Congo-Brazzaville, de Djibouti, de la RD Congo, de l’Éthiopie, de la Guinée, du Mali, de la Zambie et du Zimbabwe.

Cette 9è réunion du Conseil d’administration de l’Alliance Smart Africa a également abordé les progrès réalisés dans le processus de digitalisation de l’Afrique, en mettant l’accent sur le chemin à parcourir dans le cadre des reformes, des innovations et des modes de gouvernance.

Smart Africa est un réseau créé en 2013 à Kigali (Rwanda) avec pour mission de connecter l’Afrique et d’aider les pays membres à atteindre les objectifs de développement durable (ODD) à travers un usage optimal des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).


Le Maroc a adhéré, en décembre 2019, à l’Alliance Smart Africa qui compte désormais 30 pays membres représentant un marché total de plus de 750 millions d’habitants.

Smart Africa compte également plus de 40 entreprises du secteur privé, dont Huawei, Facebook, Intel et Tata Communications, ainsi que plusieurs organisations internationales telles que l’Union Africaine, l’Union internationale des télécommunications, la Banque africaine de développement et la Banque Mondiale.

( Avec MAP )