La diplomatie préventive doit être le moteur et l’outil d’anticipation et de lutte contre le terrorisme

La diplomatie préventive doit être le moteur et l’outil d’anticipation et de lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes, ont souligné les participations à la 11è édition du Marrakech Security Forum (MSF-2020) organisé sous le thème “préserver la stabilité face aux terrorismes et aux menaces globalisées”.

“Ces outils doivent être renforcés par une culture du dialogue et de médiation afin parvenir à une paix durable dans la sous-région”, ont-ils précisé dans leurs recommandations ayant sanctionné les travaux de ce Forum.

Ils ont également préconisé la promotion du partenariat local, régional, et international, ainsi que la synergie des acteurs sur la base des avantages comparatifs, laquelle doit être privilégiée comme étant “la seule solution qui soit durable et effective pour lutter efficacement contre les groupes terroristes et les organisations criminelles”.

Dans la foulée, les différents intervenants ont estimé que toutes les actions de lutte et les initiatives de médiation doivent être appropriées par le leadership local, se disant en faveur du renforcement de la coopération entre les parties prenantes qui doit passer entre autres, par le partage des renseignements, des actions sécuritaires conjointes et les engagements effectifs des parties.

Les différents panélistes se sont aussi prononcés en faveur de la consolidation de la solidarité africaine avec les Etats cibles, à travers le renforcement des capacités et l’échange d’expériences et de renseignements.


Ils ont aussi estimé indispensable d’oeuvrer de manière continue pour obtenir un mandat plus robuste pour les opérations de maintien de la paix au Sahel, émettant le voeu de voir la Force conjointe du G5-Sahel obtenir un plus grand appui de la part de la communauté internationale afin de lui permettre de faire face efficacement à tous les défis sécuritaires dans la sous-région.

“La région est polluée par des armes légères et des munitions. Aussi, il est demandé à la communauté internationale d’accompagner les efforts des Etats pour maîtriser la circulation et renforcer le contrôle des armes de guerre”, ont-ils insisté.

Sur un autre registre, les différents experts présents au MSF-2020 ont souligné la nécessité de renforcer la cyber-sécurité et de faire de l’espace numérique une priorité contre le terrorisme.

Ils ont plaidé en faveur du renforcement de la cohésion nationale et de la promotion des valeurs de citoyenneté pour éviter les guerres de quatrième génération.


Initié par le Centre Marocain des Etudes Stratégiques (CMES), en partenariat avec la Fédération Africaine des Etudes Stratégiques (FAES), ce forum de deux jours a rassemblé 150 participants de haut-niveau issus d’une quarantaine de pays, dont des responsables civils et militaires, des dirigeants d’organisations internationales, des sécuritaires et des experts africains, américains, européens et asiatiques.

Les débats lors de ce forum ont porté sur plusieurs thématiques notamment “la perspective stratégique africaine à l’aune des équilibres fragiles (contexte sécuritaire incertain et imprévisible)”, “le Sud, théâtre des guerres de quatrième génération (ou guerre hybride)”, “le renseignement à l’ère de la mondialisation et des menaces globalisées”, et “la cyber-guerre: nouvelles menaces et nouvelles géopolitiques”.

Les participants à ce Conclave se sont penchés aussi sur l’examen d’autres questions en rapport avec “le modèle marocain de diplomatie de défense et de sécurité”, “le Sahel face au péril du Jihadisme”, “la dimension genre : un élément de prévention et de lutte contre les communautarismes, facteurs de la radicalisation violente” et “communautarismes, radicalisation et terrorisme d’extrême droite en occident”.