La Fondation Attijariwafa bank se penche sur les attentes des jeunes du nouveau modèle de développement

Cycle de conférences « Echanger pour mieux comprendre »

Sous le thème « Nouveau modèle de développement : La parole aux jeunes », la Fondation Attijariwafa Bank a organisé une nouvelle édition de son cycle de conférences « Echanger pour mieux comprendre », le 30 janvier 2020, en partenariat avec l’association TIZI, Atlas For Development et la Jeune Chambre Internationale Casablanca (JCI).

A l’issue de cette 56e édition, les organisateurs se sont penchés notamment sur les attentes des jeunes à propos du nouveau modèle de développement du Maroc, tout en soulignant l’importance de leur contribution à la réflexion nationale, entamée par la Commission spéciale pour le Nouveau Modèle de Développement (CSMD) créée en décembre dernier.

Cette rencontre s’est déroulée sous la modération de la journaliste et la sociologue, Sanaa El Aji, avec la participation du Président de l’association MCISE et Membre de la CSMD, Adnane Addioui, le Responsable du développement stratégique, Fondation Mohammed VI, Aymane Cherkaoui, le Président de l’association Sim-Sim-Participation Citoyenne, la Présidente de l’association JCI Maroc, Sara Maalal, et le Vice-Président de l’association TIZI, Karim Tahri.

Après avoir établi un état des lieux synthétique des principaux challenges auxquels doit répondre le nouveau modèle de développement, chaque intervenant a présenté des recommandations dans son domaine d’expertise, à savoir l’innovation, l’entrepreneuriat social, le changement climatique, la formation-éducation, l’emploi, la citoyenneté et le leadership. S’en est suivi un débat animé avec l’audience constitué d’étudiants, d’acteurs associatifs, de consultants et patrons d’entreprise.

Selon Adnane Addioui, il faut « changer les lunettes » et réfléchir au futur du Maroc sur 100 ans et au-delà, pour se développer et se transformer. Ajoutant que, «Pour qu’un système fonctionne, il faut que toutes les parties prenantes se sentent concernées. Cela implique de réunir toutes les franges de la société, de consommer en priorité nos ressources locales, et de nous encourager les uns les autres à trouver des solutions à nos propres problématiques. Nous devons avoir confiance en notre capacité de trouver nos propres solutions et ne plus importer les ressources et les solutions de l’étranger».


De son côté, Aimane Cherragui prône l’implication des jeunes dans le processus de l’élaboration de nouveau modèle de développement. Par ailleurs, il a indiqué que les jeunes ne s’identifient pas aux partis politiques existants, ainsi qu’il n’existe pas une offre politique partisane qui répond aux attentes des jeunes. Et comme recommandation, il a proposé de créer un dispositif juridique basé sur les libertés individuelles pour assouplir les modalités de création des associations et partis politiques. Aucun changement durable ne viendra en dehors des institutions.

De même, Karim Tahiri a dévoilé un chiffre alarmant. Seul 1% des jeunes participent à la vie politique, cela veut dire, selon lui, qu’il n’y a pas de relève. « La politique fait peur aux jeunes. Pour régler la crise de confiance dans les institutions, la reddition des comptes doit s’appliquer à tous. Par ailleurs, il faut intéresser les jeunes à la politique à travers la formation et une bonne connaissance des institutions. Enfin, il est dommage que l’école publique ait démissionné. Dans ce domaine, je préconise un modèle d’éducation basé sur un partenariat public-privé-associatif», propose-t-il.

Sara Maalal, pour sa part, a souligné que les jeunes ont besoin de mieux se connaître et se découvrir pour mieux se défendre. « De ce fait, il est indispensable de leur offrir des cursus de formation adaptés à leur profil pour développer des aptitudes en communication et en soft skills. Ces formations sont très utiles parce qu’ils permettent aux jeunes de devenir des citoyens actifs, capables de trouver des solutions durables aux maux de la société », recommande-t-elle.

Sur le plan environnemental, Ayman Cherkaoui a proposé trois recommandations, à savoir, la création d’un réseau intergénérationnel, entre la génération de jeunes qui écoute et la génération des seniors qui s’implique dans le renforcement des capacités de toutes les franges de la société, la création des emplois verts qui répondent aux nouveaux besoins du Maroc, ainsi que le développement d’une civilisation écologique en valorisant les pratiques ancestrales, notamment agricoles.


À travers cette conférence consacrée à une thématique d’actualité, la Fondation Attijariwafa bank renouvelle son engagement à promouvoir un débat constructif sur des problématiques économiques, culturelles et sociales qui concernent l’avenir du Maroc.