A LA UNEÉditorial

La guerre picrocholine d’Alger contre l’ONU

Par Hassan Alaoui

Rien , non rien n’était moins sûr que ce prétentieux exercice d’orgueil d’un Amar Belami, poussiéreux vestige du boumediénisme qui n’avait eu de cesse de crier victoire contre le Maroc, et ce jusqu’à l’ultime minute du vote, vendredi 29 octobre, par le Conseil de sécurité de la Résolution 2602 .

La presse à sa botte n’en mène plus large depuis lors. Le « poète de la Casbah » , s’il était un tant soit peu honnête, devrait rengainer sa bave hargneuse et triomphaliste. L’ONU, avec tout ce que cette institution compte comme poids et membres, a renvoyé le gouvernement algérien à ses chères études, et l’a invité à revoir sa copie.

Pour ceux qui suivent attentivement depuis toujours le dossier du Sahara, ils ne peuvent oublier comment Boumediene et ses généraux avaient fabriqué l’affaire du Sahara, non plus comment il soutenait pourtant, officiellement même, le retour au Maroc, avant de « tourner casaque » comme l’on dit et d’un réflexe devenu une doctrine d’Etat , se dressait in fine en un hostile et irréductible adversaire de notre pays.

Comment aussi ce même pouvoir militaire algérien a poignardé le Maroc dans le dos avec la plus effrayante et traître dague, entre 1974 et 1976. En même temps que Boumediene amadouait le Roi Hassan II, ses sbires, ses services dirigés par Kasdi Merbah – né pourtant et ayant grandi à Fès – créaient en Mauritanie le polisario . Il ne faut pas se faire d’illusions : l’Algérie est plus que partie prenante , elle est la responsable incontournable de l’affaire du Sahara. Quand bien même ses propagandistes nous lessivaient à l’époque avec cette dichotomique langue manichéiste selon laquelle elle « n’est pas impliquée, ni concernée mais simplement intéressée », ils mettaient par ailleurs en place un obsessionnel plan de destruction du Royaume du Maroc, de mise à mort à tous les niveaux : aux Nations unies, à l’ancienne OUA ( devenue UA), au Mouvement des Non alignés et payant le prix fort rubis sur l’ongle – en pétro dollars- en corrompant tout ce qui pouvait servir son machiavélisme érigé en politique d’Etat.

C’est peu dire que le régime militaire de l’Algérie fait du Maroc son obsession, au point que ce dernier semble constituer l’irréductible « ennemi historique » disent les dirigeants algériens. Mais hormis ces derniers , en effet, on peut dire que heureusement une partie du peuple algérien n’adhère pas à cette propagande pernicieuse. L’Etat militaire algérien a dépensé la bagatelle de plus de 50 Milliards de dollars pour entretenir « sa guerre » contre le Maroc, financer l’achat des armements et l’organisation de campagnes hostiles à notre pays, soutenant à bout de bras le fantoche polisario, au prix de privations du peuple algérien, victime d’une terrible tragédie économique qui a mis à terre le pays.

La Résolution pertinente 2602 adoptée le 29 octobre par le Conseil de sécurité par 13 voix des membres de celui-ci contre deux abstentions, la Russie et la Tunisie, suffit à elle seule pour signifier un grand tournant dans l’affaire du Sahara. Sans sacrifier au triomphalisme, on est en droit d’avancer que même le langage au niveau de l’ONU a changé, articulant une nouvelle dimension, une approche inédite , transfigurant ainsi la dimension du conflit, dénonçant une mascarade qui aura duré pas moins de 46 ans de mensonges et de perfidie. La Résolution 2602 met fin au grand mensonge d’Etat algérien, elle démystifie à coup sûr ses prétentions expansionnistes au détriment du Maroc, dont elle a spolié avec l’aide de la France coloniale d’importants territoires du sud-est, allant du Tidikelt à Tindouf, en passant par Saoura, Bechar et Kenadassa…

Boumediene avait construit un rêve quasi bismarckien d’un empire algérien allant de Batna jusqu’à l’Atlantique, autrement dit incorporant le Sahara marocain . Ce fantasme s’appuyait sur cet ubuesque contrat gazier signé à l’époque, en 1970, par Belaïd Abdeslam, alors ministre de l’Industrie, avec la compagnie américaine El Pasos portant sur l’exportation de millions de tonnes de gaz algérien. Bien évidemment à travers la côte atlantique du Sahara marocain honteusement appelé… « occidental »…et déjà dans son esprit malveillant sous la mainmise algérienne. Ni polisario, ni « Sahraouis », encore moins une quelconque autodétermination n’existaient alors , sachant que le polisario n’avait été crée par les services algériens qu’en 1974 en Mauritanie, lors même que Boumediene – tout à sa duplicité – s’efforçait d’embobiner le Maroc. Il recevait même un certain Mohamed R’guibi, alias Edouard Moha fondateur du MOREHOB ( Mouvement révolutionnaire des Hommes Bleus ) qui avait pignon sur rue à Alger, avant de dénoncer le jeu de Boumediene et de fonder l’AOSARIO qui combattit le polisario et le régime militaire algérien.

Alger mobilise toutes ses forces depuis maintenant un demi siècle, pour combattre le Maroc et son intégrité territoriale. Alger a crée le problème du Sahara et, sous couvert de défendre le polisario qui ne représente pas les populations du Sahara, se substitue aux séparatistes ni plus, ni moins et agresse – c’est le cas de le dire – le Maroc, oubliant que la Loi et la légalité est pour lui et qu’au-delà, le même principe d’autodétermination peut être invoqué également en Kabylie. Il n’y a pas deux poids, deux mesures mais une même règle organique, anthropologique même. Les fondements de l’Etat marocain, depuis des siècles, reposent sur une réalité historiques d’unicité ethnique, dynastique, culturelle, humaine : l’ancestralité avec des arguments de poids et des archives rédhibitoires que le Maroc, face aux mensonges algériens, a exposées à la Cour de La Haye en octobre 1975.

A présent l’ONU vient de démontrer de nouveau la force argumentaire de cette réalité historique face aux allégation du pouvoir algérien, démantibulant pour ainsi dire les élucubrations d’un Amar Belani et son hubris.

Avec Map

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