La Guinée équatoriale prend les devants de la monétisation du gaz via le projet Alen dans la sous-région

Guinée équatoriale

Le projet de monétisation du gaz Alen représente la première phase de la vision stratégique de transformer la Guinée équatoriale en méga hub gazier

Le projet de monétisation du gaz d’Alen représente la première phase du plan de construction du méga hub gazier de la Guinée équatoriale. Lancé par le ministère des Mines et des Hydrocarbures en mai 2018, le Gas Mega Hub vise à agréger le gaz des différents champs pétrolifères pour le livrer à l’industrie onshore. La Guinée équatoriale est actuellement en pourparlers avec le Cameroun et le Nigéria pour les associer au projet.

Le projet de monétisation du gaz Alen représente la première phase de la vision stratégique de transformer la Guinée équatoriale en méga hub gazier à travers le développement de plusieurs hub gaziers offshore et la monétisation des réserves gazières voisines et proches du pays.

En agrégeant le gaz des producteurs et en le livrant à l’industrie onshore, le Mega Hub vise à créer de nouvelles efficiences et à garantir la production régulière de gaz naturel liquéfié (GNL) en Guinée équatoriale, ainsi qu’à réduire la dépendance du pays vis-à-vis de la production unique de brut. Le projet Alen prévoit la monétisation de 580 milliards ft3 de gaz naturel sur six ans via un pipeline de 68 km, qui relie l’unité Alen exploitée par Chevron aux installations de traitement de gaz existantes à Punta Europa pour la production de GNL, pétrole et condensat de gaz.

Situé à environ 32 km au large de l’île de Bioko, le champ Alen est un champ de gaz et de condensat riche en liquide qui a fonctionné comme un projet de production de condensat et de recyclage de gaz naturel depuis son entrée en service en 2013, ainsi que du gaz naturel produit et réinjecté. dans le réservoir pour favoriser la récupération élevée des liquides.

«Cet investissement est crucial pour l’économie de la Guinée équatoriale et de la sous-région. Le Gas Mega Hub est un investissement qui va créer des emplois pendant des périodes économiques difficiles et créera les emplois de l’avenir», a déclaré Gabriel Mbaga Obiang Lima, ministre des Mines et des Hydrocarbures.


«Cela stimulera le secteur de l’énergie et en concluant des accords avec le Cameroun et le Nigéria, nous avons l’intention d’encourager l’industrie, de stimuler la croissance économique et de générer des revenus pour les gouvernements de la sous-région pour aider à financer l’éducation, les hôpitaux et les infrastructures. C’est possible avec le gaz naturel et nous nous engageons à le faire avec de nouvelles technologies et des investissements», conclut Gabriel Obiang Lima.

Le projet représente un investissement étranger direct d’environ 475 millions de dollars, dont les entreprises locales et internationales ont bénéficié de la fourniture de services associé.

Pour rappel, la Guinée équatoriale est devenue un leader régional de la monétisation du gaz en Afrique de l’Ouest et abrite actuellement deux pôles de traitement du gaz : le champ Alba exploité par Marathon et l’unité Alen exploitée par Chevron. La création d’une industrie du gaz a ouvert de nouvelles opportunités pour débloquer des ressources gazières supplémentaires qui seraient autrement restées inexploitées.

Le développement sert également à faciliter les liens transfrontaliers avec les projets gaziers des pays voisins et ouvre la porte à la création de nouveaux hubs pour desservir la sous-région. Le ministère des Mines et des Hydrocarbures de la Guinée équatoriale est en pourparlers avancés avec le Cameroun concernant un cadre de monétisation des ressources situées dans le champ transfrontalier de Yoyo-Yolanda, qui pourrait représenter la deuxième phase du projet.


En outre, un accord d’État à État a été signé entre la Guinée équatoriale et le Nigéria pour le potentiel de transport du gaz nigérian vers l’île de Bioko. Ceci, en plus des discussions avec le Cameroun, pourrait potentiellement déclencher des investissements supplémentaires à Punta Europa, notamment la construction d’un deuxième train de GNL et la mise en œuvre d’autres nouveaux projets.