La Petite sirène de Copenhague qualifiée de “poisson raciste”

Petite sirène

La statue de la Petite Sirène à Copenhague a été gribouillée vendredi avec les mots “poisson raciste”, un énième acte de vandalisme qui cible le monument le plus célèbre de la capitale danoise.

La police a déclaré qu’elle n’avait pas encore identifié les auteurs de cet acte ayant visé la sculpture en bronze perchée sur un rocher dans la mer au large d’une jetée à Copenhague.

“Nous considérons cela comme du vandalisme et nous avons ouvert une enquête”, a déclaré un porte-parole de la police.

Les manifestants du mouvement Black Lives Matter à travers le monde se sont ralliés ces derniers mois contre les statues de personnages historiques qui ont joué un rôle dans l’oppression raciste, comme les marchands d’esclaves et les colonialistes, mais la Petite sirène n’a pas fait partie de ce débat.

Selon la police, d’autres statues autour de Copenhague ont également été vandalisées avec “diverses phrases”, dont celle du missionnaire Hans Egede, qui a lancé les efforts de la mission luthérienne au Groenland, et celle du Mahatma Gandhi dans la partie nord-ouest de la ville.


Visitée par un million de touristes par an, la Petite sirène, qui ne fait que 1,25 m de haut pour un poids de 175 kg, tire son attraction d’une représentation du personnage du conte éponyme du célèbre romancier danois Hans Christian Andersen (1805/1875), mais aussi du dessin animé de Walt Disney.

Commandée en 1909, la statue, sculptée par Edward Eriksen et érigée en août 1913, elle raconte d’abord un conte de fées, écrit en 1887, celui de l’histoire d’une sirène malheureuse qui rêve de pouvoir marcher sur la terre ferme pour rejoindre son amoureux, en sacrifiant ainsi sa vie dans la mer.

Plusieurs fois vandalisée et à chaque fois restaurée, elle a vu sa tête sciée en avril 1964, pour en retrouver une autre plus tard, puis son bras droit enlevé et rendu deux jours plus tard (juillet 1984). En 1990, on échoua à lui enlever la tête encore une fois, tout en laissant une coupure de 18 cm dans le cou.

En janvier 1998, elle fut décapitée pour la seconde fois : Les coupables ne furent jamais identifiés, mais la tête fut rendue anonymement, et remise en place en février. Poussée à la mer à plusieurs reprises, barbouillé plusieurs fois de différentes couleurs, elle aurait été “probablement” dynamitée, le 11 septembre 2003, pour l’arracher à son socle.