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La politique de décentralisation du Maroc, un « choix stratégique irréversible »

Le Royaume du Maroc, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a fait de la politique de décentralisation un « choix stratégique irréversible » d’organisation territoriale, accompagné d’une politique de décentralisation des services de l’Etat, a souligné, jeudi à Marrakech, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit.

Le but est d’impliquer davantage les populations et les acteurs territoriaux dans le choix des politiques et stratégies locales, ainsi que dans leur mise en œuvre, a ajouté Laftit dans une allocution lue en son nom par le Wali, Directeur Général des Collectivités Locales, Khalid Safir, à l’occasion de la Journée Climat organisée dans le cadre des travaux du Sommet Africités (20-24 novembre), en présence de plusieurs responsables et personnalités, notamment le secrétaire d’Etat français auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, et la Secrétaire d’Etat chargée du développement durable, Nezha El Ouafi.

Ainsi, a affirmé le ministre, la volonté de s’inscrire dans la voie du développement durable est consolidée depuis 1990 par une série d’engagements internationaux, notamment à travers la participation du Maroc aux différentes conférences de l’ONU (de Rio en 1992 à Rio+20) et la signature et la ratification de plusieurs conventions et protocoles, en l’occurrence la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

A ce titre, le Maroc s’est engagé résolument, lors de la COP22 tenue en 2016 à Marrakech, en jetant les bases du « Partenariat de Marrakech pour l’Action Climat Mondiale » et, dans ce cadre, le Royaume avait rappelé le « rôle central » joué par les collectivités territoriales pour relever les défis du changement climatique, a fait noter Laftit, rappelant que le Maroc a engagé dès la COP21 une contribution nationale volontaire affichant des objectifs de réduction de ses émissions GES de 42% d’ici 2030.

→ Lire aussi : Le Maroc dispose d’une grande expérience en matière de décentralisation qu’il partagera avec les pays africains

Cet engagement s’est encore raffermi par l’inscription volontariste des collectivités territoriales marocaines en faveur du climat, à travers la Déclaration de Rabat du 13 juillet 2016 et la Déclaration des élus locaux et régionaux d’Afrique en septembre 2017 à Agadir dans le cadre du 2ème Sommet Climat Chance, a-t-il dit, précisant que le ministère de l’Intérieur entreprend des démarches nécessaires pour accompagner les collectivités territoriales afin qu’elles puissent s’acquitter des missions qui leurs sont attribuées.

Dans ce sens, a relevé Laftit, une action « importante » a été concrétisée, à savoir l’engagement d’un partenariat entre le ministère à travers la Direction générale des collectivités locales, l’Association marocaine des Présidents des conseils communaux (AMPCC), l’Association des régions du Maroc (ARM) et le Fonds Mondial pour le Développement des Villes (FMDV) qui s’est manifesté par un Programme d’Expertise Finance Climat Infranationale (PEFCLI) ayant pour objectif d’accompagner les collectivités territoriales marocaines dans la préparation et le financement de projets d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques.

De même, le Maroc s’engage à promouvoir les acquis de ce programme auprès des pays amis dans le cadre de la politique de coopération Sur-Sur préconisée par le Maroc sous la conduite éclairée de SM le Roi, a fait observer le ministre de l’Intérieur, qui a mis l’accent sur la nécessité de mettre en place des entités d’assistance technique en direction des villes et territoires d’Afrique pour la préparation de financement durable de leurs projets d’infrastructures locales résilientes et bas carbone.

Vue l’importance de la territorialisation des contributions déterminées au niveau national (NDC), les villes et les territoires d’Afrique se trouvent face au défi de déployer des solutions d’ingénierie financière adaptées à la demande, a-t-il, par ailleurs, indiqué, invitant les villes et régions africaines à présenter des projets bancables et éligibles aux financements climat, domestique et internationaux, publics et privés, à toutes les échelles de l’action et dans un besoin urgent de partage et transfert des connaissances et, surtout, des ingénieries.

Dans ce sens, Laftit s’est dit convaincu que la diversité économique et climatique du continent africain fera du Sommet Africités un espace riche en échanges et en solutions pour que les pays africains soient au rendez-vous du plus grand défi de l’humanité : assurer sa survie et celle de la planète, transformer le risque en opportunité, pour la transformation durable de nos sociétés.

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