La question du Sahara marocain à la tête des priorités de la diplomatie nationale

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, intervenant lors d’une réunion de la commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des marocains résidant à l’étranger à la Chambre des représentants. 05112020 - Rabat

La question du Sahara marocain demeure à la tête des priorités de la diplomatie nationale, a réaffirmé, jeudi à Rabat, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

Dans un exposé devant la Commission des Affaires étrangères, des affaires islamiques et des marocains résidant à l’étranger à la Chambre des représentants, lors de l’examen du projet de budget sectoriel de son département au titre de l’année 2021, M. Bourita a indiqué que dans le contexte exceptionnel imposé par la pandémie de la Covid-19, la question du Sahara marocain demeure à la tête des priorités de la diplomatie nationale, soulignant que le Maroc poursuit l’adoption d’une politique de clarté et de fermeté en ce qui concerne la cause nationale, en affirmant qu’une solution politique définitive ne peut avoir lieu que dans le cadre de certains paramètres fondamentaux.

Ces paramètres reposent sur la souveraineté totale du Royaume sur son Sahara et l’initiative d’autonomie comme unique solution à ce différend artificiel, la participation entière de toutes les parties dans la recherche d’une solution définitive, le respect total des principes et paramètres consacrés par le Conseil de sécurité dans toutes ses résolutions depuis 2007, et le rejet de tous les plans dépassés, a-t-il relevé lors de cette réunion, à laquelle a pris part la ministre déléguée chargée des Marocains résidant à l’étranger, Nezha El Ouafi.

Le responsable gouvernemental a, dans ce sens, indiqué que la résolution 2548 du Conseil de sécurité a conforté ces paramètres en mettant en avant les éléments basés sur une solution politique réaliste, pragmatique, durable et de compromis et a évoqué l’Algérie à cinq reprises, en tant que partie prenante de ce conflit régional, outre le renforcement des acquis du Maroc dans les résolutions précédentes concernant l’initiative d’autonomie et la nécessité du respect par le “Polisario” du cessez-le-feu et de son engagement à s’abstenir de tout acte déstabilisateur et provocateur à l’Est du dispositif de défense au Sahara marocain.


Il a, aussi, précisé que la diplomatie nationale a pu mobiliser tous ses moyens pour réaliser les objectifs tracés par SM le Roi Mohammed VI et aller de l’avant dans la réalisation de nouveaux acquis, visant la consécration de la légitimité de sa position vis-à-vis de la question nationale.

M. Bourita a, en outre, souligné que le renforcement du travail consulaire, de la communication, de la sécurité informatique et de la diplomatie économique constituent les priorités de la diplomatie nationale pour l’année à venir.

“Dans le contexte de la période post Covid-19, il est nécessaire de saisir les opportunités qui se présentent pour le Royaume afin de promouvoir la diplomatie économique, en élaborant une vision concernant l’utilisation du réseau diplomatique national pour atteindre les objectifs du Maroc sur le plan économique, notamment l’agriculture, l’industrie et le tourisme, ainsi que de renforcer l’attractivité du Royaume pour attirer davantage d’investisseurs.

De son côté, Mme El Ouafi a présenté, dans un exposé, le bilan d’action du ministère au titre de l’année 2020, en plus des perspectives et des grandes lignes du programme de travail pour l’année 2021.


Elle a passé en revue les réformes structurelles qui ont été lancées récemment pour faire face aux répercussions de la crise à l’horizon de la création d’un modèle de développement compétitif plaçant le capital humain et immatériel au cœur du projet sociétal, à travers des politiques publiques renouvelées et des programmes de travail visant à faire face aux défis et à répondre aux aspirations et attentes des Marocains vivant à l’étranger et en même temps anticiper et approfondir la vision à long terme dans un contexte global complexe.

“Le projet du programme national de mobilisation des compétences marocaines à l’étranger a été élaboré dans le cadre de la mobilisation des compétences marocaines résidant à l’étranger”, a-t-elle dit, notant que l’accent a été mis sur le fait de passer de 4.500 compétences actuellement à 10.000 compétences marocaines à l’étranger à l’horizon 2030.

Mme El Ouafi a, dans ce sens, mis la lumière sur le plan d’action pour accompagner et inciter les Marocains résidant à l’étranger à investir au Maroc, afin de mobiliser 500.000 investisseurs d’ici 2030, dans le cadre de la mise en œuvre du programme national de mobilisation des compétences, ainsi que sur la recherche d’une nouvelle génération d’investisseurs.

Elle s’est, également, arrêté sur la question de la gouvernance de l’offre culturelle marocaine à l’étranger, en soulignant l’importance de développer cette offre culturelle et de l’adapter, de manière à renforcer les liens des générations émergentes parmi les Marocains du monde avec leur pays et contribuer à améliorer l’image du Maroc et à assurer le rayonnement de sa culture à l’étranger.


Avec MAP