L’Agence de presse russe TASS relaie la plainte du Maroc contre Amnesty international

AGENCE TASS ( agence officielle Russe )

Le Maroc critique Amnesty International pour le manque de preuves dans l’affaire d’un journaliste. En juin, une organisation de défense des droits de l’Homme a publié un rapport sur la prétendue surveillance du téléphone d’un journaliste marocain par logiciel.

Les autorités marocaines n’ont reçu aucune preuve matérielle sur les allégations contenues dans un rapport publié fin juin par Amnesty International une organisation de défense des droits humains, sur la prétendue surveillance du téléphone d’un journaliste par logiciel. La Maghreb Arabe Presse (MAP) a rapporté cela au Premier ministre du Royaume, Saad ad-Din al-Othmani, vendredi soir. « La Secrétaire générale par intérim d’Amnesty International, Julie Verhar, n’a pas fourni les preuves matérielles que le Gouvernement marocain continue d’exiger de cette organisation depuis la publication du rapport, contenant des allégations non fondées contre le Maroc et accompagnées d’une campagne médiatique internationale de diffamation et de condamnation”, a déclaré le chef du gouvernement.
Fin juin, Amnesty International a publié un rapport indiquant que le téléphone du journaliste marocain Omar Radi était suivi par les autorités utilisant des logiciels. Rabat a fortement rejeté le rapport, exigeant qu’Amnesty International fournisse “des preuves de ces allégations graves et tendancieuses”.
“Nous, dans le gouvernement marocain, continuons d’insister pour qu’on nous envoie une copie du rapport scientifique pour répondre à ces allégations non fondées, au lieu de publier un rapport plein de déclarations citant des hypothèses, Contrairement aux critères scientifiques de l’examen”, poursuit El Othmani. Selon lui, le rapport d’Amnesty International contenait “des jugements présentés comme sans équivoque, mais simplement des expressions dépourvues de toute base scientifique pour prouver le lien des présumées pénétrations téléphoniques avec le Maroc”.
“Le Maroc, qui a adopté une approche responsable, logique et transparente en la matière avec Amnesty International et qui se fonde uniquement sur des preuves scientifiques, reste ouvert à un dialogue constructif, et demande à l’organisation internationale de présenter des preuves corroborant les accusations ou à reconsidérer sa position en tant que signe de bonne foi pour rétablir la confiance, condition préalable au succès de tout dialogue”, a souligné le Premier ministre du Royaume.
En mars dernier, Radi, 33 ans, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir publié un tweet contre un juge qui avait condamné un groupe de militants sociaux -politiques.