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L’Allemagne minimise la portée de sa propostion de transports gratuits

L’Allemagne minimise la portée de sa propostion de transports gratuits

Le gouvernement allemand a minimisé mercredi la portée de sa propre proposition de gratuité des transports en commun afin de réduire la pollution, à l'origine formulée en réponse à une menace de poursuites de l'UE.

Les porte-paroles de la chancellerie et du ministère de l'Environnement ont souligné qu'il n'y avait ni projet concret, ni ville volontaire à l'heure actuelle, après la diffusion mardi dans la presse de cette proposition et d'autres, formulées dans un courrier à l'EU du 11 février.

"Nous n'avons nommé aucune commune qui veut introduire une telle offre gratuite. C'est aux communes elles-mêmes de décider si elles veulent essayer", a expliqué lors d'un point presse régulier le porte-parole du ministère de l'Environnement, Stephan Gabriel Haufe.

"Si les communes veulent la gratuité des transports en commun urbains, elles viendront nous voir et nous verrons si c'est faisable", a-t-il ajouté.

De son côté, Steffen Seibert, le porte-parole d'Angela Merkel, a souligné que le gouvernement n'avait à l'heure actuelle pas à proposer de mesures qui devront concrètement être mises en oeuvre.

Selon lui, Berlin n'avait que l'obligation d'adresser une liste de propositions à la Commission européenne pour tenter de la convaincre de ne pas saisir la Cour européenne de justice en représailles du trop fort niveau de pollution dans de nombreuses villes allemandes.

"Dans cette phase il ne doit pas et ne peut y avoir un tel degré de précision. Nous sommes dans un processus de dialogue avec la Commission européenne, la Commission voulait de nous une liste de mesures et c'est ce qu'on a fait", a relevé M. Seibert lors de la même conférence de presse, "avant tout nous voulons maintenant entendre ce que la Commission européenne pense de ces mesures".

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Aucun modèle de financement n'est par ailleurs prévu dans l'immédiat.

Par ailleurs, si dans le courrier adressé à Bruxelles, cinq villes pilotes sont nommées, aucune d'entre elles n'a pour le moment prévu d'essayer un système de transports gratuits.

Elles pourraient aussi bien choisir "un autre train de mesures", selon le porte-parole du ministère de l'environnement.

Les propositions de Berlin interviennent à un moment où les autorités sont sous pression au sujet du diesel, avec le risque de voir certaines villes interdire les véhicules roulant au gazole pour réduire les émissions polluantes. Le gouvernement et la puissante industrie automobile sont vent debout contre cette mesure.

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