L’amélioration des corridors de transport transfrontaliers, catalyseur pour le développement des échanges intra-OCI

 L’amélioration des corridors de transport transfrontaliers entre les Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) constitue un catalyseur indispensable pour le développement des échanges commerciaux entre les pays membres, a souligné, mercredi à Istanbul, Mme Rakiya Adderhem, Secrétaire d’Etat chargée du commerce extérieur.

Intervenant lors de la 33-è session du Comité permanent pour la coopération économique et commerciale de l’Organisation (COMCEC), elle a indiqué que le Maroc est conscient de la grande importance de la facilitation des échanges et de l’amélioration de ces corridors ainsi que leurs impacts dans l’accroissement des opportunités commerciales tant au niveau des importations que des exportations.

Le Maroc a, dans ce cadre, œuvré au développement du cadre réglementaire du secteur du transport et de la logistique en adoptant une stratégie ambitieuse de compétitivité logistique avec l’allocation de programmes pour investir dans différents types de transport et améliorer le niveau de services fournis.

Elle a, en outre, décliné les efforts consentis dans le domaine dont les plans dédiés aux infrastructures de transport, notamment les stratégies logistique et portuaire nationale à l’horizon 2030, et le plan de développement du secteur de la marine marchande, aérien et ferroviaire.


Parmi les projets pilotes, le port Tanger Med permet au Royaume, selon une récente étude de la CNUCED, d’occuper la première place en Afrique en termes d’indice de liaisons maritimes en 2017 mais également de jouer le rôle de corridor commercial stratégique entre l’Europe, l’Afrique et l’est de l’Asie.

Cette position devra encore être renforcée après l’achèvement de Tanger-Med 2, qui augmentera sa capacité en traitant 9 millions de conteneurs par an.

L’actuelle session du COMCEC, a noté Mme Eddarhem, est une étape très importante pour une évaluation complète des diverses mesures et réalisations ainsi que du bilan de la coopération conjointe au cours de l’année écoulée, assurant qu’il incombe à tous les États et institutions de l’OCI, de maintenir la méthodologie utilisée pour diagnostiquer les domaines et concevoir des projets concrets pour renforcer cette coopération et d’atteindre les objectifs du plan décennal 2016-2025.

Le Maroc est fermement convaincu de l’importance de promouvoir la coopération et la coordination au sein de l’espace islamique, une conviction confortée par le soutien du Royaume, fondé sur la vision de SM le Roi Mohammed VI, à toutes les mesures prises au niveau de l’Organisation en vue du renforcement des liens de coopération globale entre les pays frères.


En ligne avec cette forte volonté, le volume des échanges commerciaux du Royaume et ces partenaires de ces pays a atteint, en 2016, plus de 8,6 milliards de dollars, a précisé Mme Eddarhem, rappelant la tenue au Maroc de nombreuses rencontres en coopération avec des organismes partenaires, entre autres, le pont du commerce arabo-africain lancé avec la société internationale islamique de financement du commerce à Rabat et qui constitue un maillon supplémentaire dans l’intégration économique et commerciale de ces régions ou encore les activités de renforcement des capacités dans les domaines commerciaux destinées aux États membres.