L’approvisionnement en eau de Damas à nouveau menacé

Le rétablissement complet de l’approvisionnement en eau de Damas pourrait être retardé en raison de nouveaux combats ayant éclaté dans la vallée de Wadi Barada, au nord-ouest de la capitale syrienne.

Le gouverneur de la province de Damas avait annoncé vendredi que des ingénieurs étaient entrés en zone rebelle pour réparer la pompe de la principale station qui alimente Damas, à Aïn al Fidja.

Mais, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), des combats font rage depuis samedi soir dans les faubourgs de la ville entre rebelles et l’armée gouvernementale, aidée par les miliciens du Hezbollah libanais.

Des tirs d’artillerie de l’armée ont fait neuf morts et une vingtaine de blessés dans un village voisin, Deïr Kanoun, dit l’OSDH, une organisation non gouvernementale basée à Londres.


La pompe de la station d’Aïn al Fidja a été endommagée lors des affrontements entre insurgés et forces pro-Assad fin décembre. Les Nations unies ont parlé de tirs ciblés, sans dire de quel camp ils provenaient.

Les dégâts ont entraîné une réduction de l’approvisionnement en eau pour 70% des habitants de la capitale et des zones alentour. Environ 5,5 millions de personnes n’ont désormais accès qu’au strict nécessaire en eau potable, estime l’Onu.