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Latifa Akharbach : « L’inclusivité et la proximité sont consubstantielles de la qualité de l’information »

« Du point de vue des instances de régulation, la crise pandémique de la Covid-19 a été très riche en enseignements pour les médias aussi bien en ce qui concerne leurs pratiques professionnelles qu’au niveau de leurs relations au public et aux citoyens en général» a déclaré Mme Latifa Akharbach, Présidente de la HACA lors de son intervention au webinaire sur le thème de « la transformation numérique en période post-pandémie», organisé le 24 mars 2021 par l’International Institute of Communications (IIC) basé à Londres.

Intervenant dans le cadre d’un panel consacré à l’avenir des contenus audiovisuels à l’ère de la convergence numérique, Mme Latifa Akharbach a affirmé qu’au cours de cette crise inédite, il est apparu que « Informer c’est surtout réduire la complexité des faits et déconstruire la narration manipulative. De ce fait, l’apport des médias ne peut, dans le contexte de la communication globale digitalisée, se limiter à rapporter l’information, même en masse, même en continu. Cet apport englobe forcément la sensibilisation du public aux risques de manipulation, des théories complotistes et de l’infox ».

La Présidente de la HACA a par ailleurs affirmé que « le journalisme de proximité a une valeur stratégique notamment en période de crise, où l’inclusivité et la proximité apparaissent comme consubstantielles de la qualité de l’information ».

Concernant l’apport spécifique du service public de l’audiovisuel, Mme Akharbach a rappelé qu’« il  s’est positionné, dans l’intérêt général, comme un service d’information sanitaire fiable et de sensibilisation responsable, notamment dans un contexte d’amplification médiatique de la crise pandémique qui a suralimenté la peur publique et ouvert la voie à l’instrumentalisation ».

Concernant la transition digitale des médias classiques, Mme Akharbach a déclaré que « la pandémie est un nouveau moteur pour cette transition », la majorité des opérateurs audiovisuels marocains a-t-elle ajouté, ont déclaré à la HACA que la crise pandémique a créé un nouveau momentum dans leur mutation numérique et installé de nouveaux réflexes à ce niveau », notant que « Les performances digitales réalisées pendant la pandémie par les médias classiques constituent un indicateur positif de leur capacité future à se positionner dans le monde multi-écrans qui est déjà le nôtre ».

En conclusion, elle a rappelé que la responsabilité sociale des médias est la base de leur crédibilité et que la régulation à l’ère de la communication globale sert résolument l’intérêt général. Ce panel était constitué de M. Nouri Lajmi, Président du régulateur audiovisuel de Tunisie, M. Taha Yucel, Membre du Conseil de l’instance de régulation audiovisuelle turque, Mme Elena Scaramuzzi, experte internationale dans le domaine de la réglementation et des lois de concurrence dans le secteur des médias ainsi que M. Aynon Doyle, Directeur des études au sein de Multichoice, premier opérateur TV privé en Afrique du Sud.

Il est à noter que le Forum des Télécommunications et des Médias, organisé les 23 et 24 mars 2021, a proposé divers panels et ateliers interactifs sur les expériences des instances de régulation et opérateurs de l’industrie des médias et des télécommunications issus de la région MENA en matière de politiques réglementaires et leurs rapports au phénomène de la convergence numérique dans un contexte de pandémie mondiale.

La HACA est membre du International Institute of Communications, un think-tank international qui a été créé il y a un demi-siècle.  Il réunit représentants gouvernementaux, organes de régulation et acteurs de l’audiovisuel et des télécommunications issus de très nombreux pays sur les cinq continents.

 

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