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L’avenir est féminin

L’avenir est féminin

Dossier du mois

Maria Latifi, la battante iconique

 Une femme exceptionnelle qui n’est pas née avec une cuil­lère d’argent dans la bouche et n’a jamais compté sur le hasard, telle est Maria Latifi qui a donné une forme à son destin en déjouant, ou du moins, en contournant ses rigueurs. Partant de rien ou presque, elle a per­cé faisant de sa vie l’histoire d’une réussite, un parcours important, qui mérite d’être salué.

En effet, au départ, rien ne prédes­tinait la jeune ouvreuse, qu’elle était, dans une salle de cinéma à Rabat à devenir une grande femme des médias et de communication. Maria Latifi est de ces femmes à qui la vie ne fait pas de cadeau. Mais dès son jeune âge passé entre cinéma et livres, elle savait ce qu’elle voulait et s’est battue pour, en travail­lant dur et dans tous les domaines. Le devoir familial l’avait déjà forgée à la tâche, elle qui s’était vu attribuer la charge d’une famille de dix frères et soeurs à la mort de son père, en 1979. Aussi a-t-elle dû travailler comme femme de chambre dans un palace à Neuil­ly, tout en poursuivant ses études lit­téraires couronnées par un doctorat en communication de l’université de la Sorbonne à Paris. Déjà à ce niveau, la jeune fille fait preuve d’une volon­té infaillible qui va l’aider à gravir les échelons un à un.

Souriante et joviale en dépit des aléas de la vie pas toujours heureux, forte dans son calme, exemple de courage et d’inspiration, humaine et passionnée de littérature et d’image, elle fait de la vie un combat quoti­dien. Fière du chemin parcouru, elle rentre au pays d’ancrage, le Maroc, où elle trouve rapidement sa place grâce à son sens du contact.

Son agrégation en français au mi­nistère de l’Education nationale, lui offrait aisément un accès à l’ensei­gnement, seulement Maria Latifi n’a pas choisi la facilité et a préféré se lancer dans un univers des plus com­pliqués. Elle met un pied, pour la pre­mière fois, dans le monde médiatique et débute par un poste au sein de 2M.

La culture sera son bâton de pèle­rin, dès 1993 quand elle commence ses prestations télévisées sur la deu­xième chaîne. Et c’est d’ailleurs l’an­née où elle sera décorée Chevalier de l’Ordre des Palmes académiques de la République française. En 1998, elle est nommée à la tête du Centre de l’Audiovisuel et du Multimédia, à Rabat.

Elle animera et brillera en tant que productrice d’émissions culturelles qui ont marqué toute une génération comme Préface, en langue française, puis le magazine culturel bilingue Regards, et puis l’émission de re­nommée et le rendez-vous littéraire incontournable Namadij. En 2005, elle se voit confier les rênes d’Attaka­fia, la chaîne à vocations éducative et culturelle de la Société nationale de radiodiffusion et de télévision. Par la suite, la lourde responsabilité de pré­sider aux destinées de la quatrième chaîne marocaine revient avec mérite à la professionnelle de la culture et de l’audiovisuel.

Aujourd’hui, Maria Latifi ne peut qu’être fière de son parcours acadé­mique et professionnel. Ses nouvelles ambitions et projets de vie active ? Ecrire et publier, concevoir et pro­duire pour le cinéma et la télévi­sion.

À propos de l'auteur:

Souad Mekkaoui

Souad Mekkaoui est la Directrice de la Rédaction de « Maroc diplomatique ». Une passion pour l’écriture et un irrésistible désir de communiquer. Auparavant professeur de langue française, écrivaine et aujourd’hui journaliste en charge de « Maroc diplomatique » dans ses versions écrite et numérique, Souad Mekkaoui, auteure de Plus forte que la souffrance et Femmes au purgatoire, elle est aussi une femme engagée avec sa plume contre les abus de tous genres, sociétaux et moraux. Son style s’inspire de l’impertinence, il nous livre en revanche une vision pertinente des choses, il questionne…

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