Le cancer tue entre 25.000 et 30.000 Algériens chaque année

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Le cancer tue entre 25.000 et 30.000 algériens chaque année, selon le coordinateur du Plan national anti-cancer en Algérie, Messaoud Zitouni.

“Cette maladie insidieuse cause entre 25.000 et 30.000 décès sur les 60.000 cas recensés par an” dans le pays, a précisé la même source qui s’exprimait sur les ondes d’une radio algérienne.

Il a fait savoir que “le mode de vie, comme le mode alimentaire malsain et le tabagisme, est un des facteurs qui contribuent à l’exacerbation de cette maladie”.

De son côté, le chef de service d’oncologie à l’hôpital Mustapha Pacha à Alger, le professeur Kamel Bouzid a estimé que “les cas des personnes atteintes sont susceptibles d’augmenter davantage dans les années à venir”.

Rien qu’en 2019, l’Algérie a recensé plus de 50.000 nouveaux cas de cancer et pas moins de 20.000 décès enregistrés, a-t-il rappelé.


Le professeur fait également savoir que d’ici l’année 2025, “60.000 nouveaux cas seront comptabilisés chaque année en Algérie, estimant que le chiffre sera revu à la hausse d’ici 2030, pouvant atteindre les 70.000 cas/an”.

Devenu de plus en plus virulent, le cancer du sein compte aujourd’hui près de 11,7% des nouveaux cas, suivi du cancer du poumon à 11,4%, du cancer colorectal, 10%, et du cancer de la prostate avec 7,3%.

Dernièrement, les professionnels de la santé en Algérie, dont le secteur de la santé souffre d’un déficit criant en infrastructures et de pénurie de médicaments, ont tiré la sonnette d’alarme sur les répercussions des ruptures cycliques des médicaments notamment sur la santé des enfants cancéreux et la hausse des taux de récidives, jamais enregistrée auparavant.

La rupture de ces produits dans le traitement des leucémies, tumeurs du cerveau, cancer des os et les lymphomes chez les enfants a même déclenché une panique générale dans les services d’oncologie pédiatrique à travers le territoire algérien.


Dans ce sens, les soignants ont lancé des SOS dans lesquels ils évoquent une “situation intenable”, une grosse rupture nationale des médicaments étant enregistrée pour la prise en charge de ces enfants, notamment le Méthotrexate haute dose, l’Aracytine et l’Asparaginase.

( Avec MAP )