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Le challenge d’un Franco-Béninois qui choisit le Maroc pour lancer et promouvoir des produits cosmétiques

La Covid-19 n’arrête point le progrès et l’initiative. Bien au contraire, l’adage selon lequel « c’est en temps de crise, que l’on prospère » ne dément pas le pari. Voilà un franco-béninois, installé à Casablanca qui se lance dans la production, la promotion et la commercialisation de produits cosmétiques dans un contexte extrêmement difficile, voire périlleux.

Lui, c’est Philippe Maxime Coffi, 47 ans ayant roulé sa bosse notamment en France, dans l’expertise financière et divers montages en investissements, qui s’est découvert une vocation supplémentaire : les produits de soin et de beauté, ceux contre la chute et la fortification des cheveux, les crèmes de savon, des shampoings, les gels antiseptiques, hydroalcooliques et toute une gamme diversifiée d’autres fabrications pour la peau. De parents industriels au Bénin, après le passage dans la fameuse école des Roches, il a fait des études de droit à l’Université de Clermont-Ferrand avant de rejoindre Paris où il a ouvert un cabinet d’expertise juridique.

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L’arrivée au Maroc il y a plus de dix ans aura été une révélation pour lui. Tâtonnant au départ, embrassant quelques activités en Conseil et en fiscalité, il a finalement opté pour une activité qu’il juge adéquate à son tempérament : la cosmétique. L’usine de fabrication est implantée dans la zone industrielle de Aïn Sebâa, elle produit des gammes qui seront, également, destinées à plus ou moins long terme aux pays d’Afrique subsaharienne. Le choix d’une telle activité et de Casablanca pour l’y abriter sont justifiés selon Philippe Maxime Cofi par « la proximité du Maroc avec l’Afrique et l’Europe ».

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Mais, ajoute-t-il, par un élément personnel qui est celui de « la passion pour le Royaume, ses institutions, un pays qui constitue une synthèse et un carrefour civilisationnel… ». La liberté d’entreprendre, l’absence de contraintes et l’assouplissement des procédures administratives et bancaires ont constitué aussi pour lui un facteur décisif qui, affirme-t-il, « rejoint la réglementation en Europe et en France en particulier ». Agrémentant son attachement au Maroc, il lâche ce cri du cœur : « Je me sens chez moi ici, et je peux dire que je suis plus Marocain que les autres Marocains… »

Lorsqu’on lui demande si, dans un secteur dominé par une vive concurrence et par des grands groupes exportateurs, il répond pince-sans-rire que le « marché est vaste et Dieu est grand pour offrir à chacun sa part ». Mais il est convaincu que les besoins se multiplient avec l’accès au bien-être des populations. L’Afrique comptera selon lui un milliard d’habitants et ses besoins se multiplient. Il faut accepter le challenge et se positionner « calmement et avec conviction ». Philippe Maxime Coffi inscrit sur son fronton cette devise de Camus : « Rien n’est donné aux hommes, mais tout se gagne… »

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