Le FMI approuve un accord de 3 milliards de dollars pour le Maroc

Le FMI approuve un accord de 3 milliards de dollars pour le Maroc

Saad Bouzrou

Le conseil d’administration du Fond monétaire international (FMI) a approuvé le lundi 17 décembre 2018 un accord sur deux ans en faveur du Maroc au titre de la ligne de précaution et de liquidité (LPL).

Cette ligne de précaution n’est pas un prêt, mais une réserve de 2,97 milliards de dollars accordée sur deux ans, et qui peut être empruntée en cas de chocs économiques externes.

Le FMI indique dans son communiqué « qu’en dépit d’une forte hausse des prix mondiaux du pétrole, les autorités ont réduit la vulnérabilité budgétaire et extérieure du pays, et ont mis en œuvre des réformes importantes avec l’appui de trois accords LPL sur deux ans consécutifs » avant de préciser que « le nouvel accord LPL offrira une assurance contre les chocs extérieurs et appuiera les efforts déployés par les autorités pour continuer de renforcer la résilience de l’économie et promouvoir une croissance plus élevée et plus inclusive. »

Le Maroc pourrait ainsi considérer ce nouvel accord comme une précaution, comme il l’a fait pour les trois accords précédents. Le premier a été approuvé le 3 août 2012 pour un montant d’environ 4,1 milliards de dollars de DTS. Le deuxième, d’un montant de 3,2 milliards a été approuvé le 28 juillet 2014, et le troisième, d’un montant de 2,5 milliards, le 22 juillet 2016.

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Le FMI n’a pas manqué de saluer dans son communiqué « les progrès considérables réalisés par le Royaume dans la réduction de sa vulnérabilité intérieure au cours des dernières années ».

« Croissance robuste et en voie d’accélération à moyen terme, diminution considérable des déséquilibres extérieurs, progression de l’assainissement des finances publiques et renforcement des cadres d’action et institutionnel, toutes ces avancées sont réalisées aujourd’hui grâce à la mise en œuvre de la nouvelle loi organique relative à la loi de finances », déclare Mitsuhiro Furusawa, Directeur adjoint du FMI et président par intérim du Conseil d’administration, à l’occasion des débats du conseil sur la Maroc.

« Néanmoins, les perspectives restent exposées à des risques extérieurs, parmi lesquels une montée des risques géopolitiques, une croissance lente chez les principaux partenaires commerciaux du Maroc et la volatilité des marchés financiers mondiaux », ajoute-t-il. Dans ce contexte, poursuit le FMI, ce nouvel accord offrira « une assurance utile contre les risques extérieurs, appuiera l’action entreprise par les autorités pour continuer et réduire la vulnérabilité budgétaire et extérieure, ainsi que promouvoir une croissance plus élevée et plus inclusive ».

  Le FMI conclut qu’« il est essentiel d’opérer des réformes de l’éducation, de la gouvernance et du marché du travail, ainsi que d’améliorer continuellement le climat des affaires pour rehausser la croissance potentielle et réduire le chômage élevé, en particulier le chômage des jeunes, ainsi que pour accroître le taux d’activité des femmes ».

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