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Le FMI donne les clés de la création de l’emploi en Afrique

Le FMI donne les clés de la création de l’emploi en Afrique

Les effets du changement technologique sur l’avenir de l’emploi en Afrique ne sont pas clairement établis. L’enjeu pour les décideurs est de conserver une attitude ouverte à l’égard des différentes stratégies de croissance et de saisir les opportunités que présente la quatrième révolution industrielle.

Favoriser la connectivité

Les infrastructures requises par la connectivité vont au-delà du besoin traditionnel d’infrastructures physiques comme des routes, des voies de chemin de fer et des ports, auquel se résume à l’heure actuelle la majorité des plans d’investissements. Des exemples tirés de la région montrent que, lorsque les infrastructures numériques sont suffisantes et que l’environnement des entreprises est favorable, de nouvelles formes d’activité économique apparaissent et augmentent l’efficience des secteurs existants, en particulier des services qui représentent une part croissante des économies.

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Pour favoriser les gains de productivité dans l’agriculture, il faudra sans doute aussi s’appuyer fortement sur les infrastructures numériques et sur des investissements de plus grande ampleur dans les stratégies d’atténuation du changement climatique. Pour le moment, le niveau de pénétration d’Internet en Afrique subsaharienne est le plus faible du monde. Le prix d’une connexion fixe à large bande est plus élevé en Afrique subsaharienne que dans d’autres régions.

Investir dans des systèmes éducatifs flexibles

Faire en sorte que les nouvelles technologies soient des substituts ou des compléments du travail n’est pas forcément hors de portée. Il convient d’aborder la question dans le sens inverse : quelles compétences seront complémentaires aux technologies ? Quelles compétences sont nécessaires pour développer et utiliser les technologies ? Ces questions renforcent l’importance d’une éducation visant à donner aux jeunes les moyens de réussir dans un monde du travail en constante évolution ?

La culture numérique, la capacité d’adaptation et la formation tout au long de la vie seront probablement des compétences liées à la réussite, et l’enseignement secondaire gagnera en importance. Il existe peu de certitudes au sujet des compétences précises qui seront nécessaires. C’est pourquoi les systèmes d’éducation devront être flexibles, tout en assurant la scolarisation universelle et l’utilisation des technologies dans toutes les salles de classe.

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L’Afrique subsaharienne a réussi à augmenter nettement son taux d’achèvement de l’école primaire, sans parvenir à suivre le rythme des autres régions pour ce qui est de l’enseignement secondaire. Les taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire, un indice plus prospectif des résultats probables de la prochaine génération en matière d’éducation, restent bien inférieurs à ceux des autres régions.

Promouvoir une urbanisation intelligente

Si l’on s’intéresse aux foyers de la quatrième révolution industrielle, on s’aperçoit qu’ils sont tous situés dans des villes ou des centres urbains. À l’heure actuelle, trop de villes d’Afrique subsaharienne manquent d’infrastructures et sont davantage tournées vers les services aux consommateurs locaux. Cette situation s’oppose à celle des villes des pays connaissant un essor plus rapide où les centres urbains sont des moteurs de la croissance.

Pour créer un environnement où les entrepreneurs peuvent devenir des moteurs de l’adaptation et de l’innovation technologiques, l’Afrique subsaharienne doit accorder une attention particulière à l’urbanisation et au développement des villes. La fonctionnalité des villes est d’autant plus importante que la population est en forte augmentation.

Mettre au point des dispositifs de protection sociale adaptés à un marché du travail volatil

Si l’on se base sur les tendances actuelles, les changements de travail fréquents sont peut-être une caractéristique essentielle d’un monde du travail où les services à la demande sont prédominants. Ce monde sera nouveau pour les travailleurs des pays avancés.

En revanche, en Afrique subsaharienne, c’est le quotidien de nombreuses personnes, en particulier dans le secteur de subsistance et dans le secteur informel, qui peinent à gérer l’instabilité des revenus résultante. La famille et les liens sociaux constituent un appui, mais l’élargissement des dispositifs de protection sociale assurant une certaine sécurité des revenus constitue un enjeu majeur.

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