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Le HCR dénonce le traitement “honteux” des migrants par l’Europe

Le HCR dénonce le traitement “honteux” des migrants par l’Europe

Le Haut Commissaire aux Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a déploré mercredi que l'Italie ou Malte aient refusé d'accueillir le navire humanitaire Aquarius tout en estimant que la responsabilité de la politique migratoire incombait à l'ensemble de l'Union européenne.

"C'est honteux. En tant qu'Européen, je ressens de la honte, honte qu'un bateau soit resté plusieurs jours en Méditerranée sans que personne ne veuille prendre en charge ces personnes", a déclaré à Reuters le patron du HCR.

"Il est évident que l'Europe a besoin de réformer son système d'asile de manière collective. Il y a beaucoup de résistance à cela mais il n'y a pas d'autre moyen", a ajouté le diplomate italien.

Après plus de 36 heures d'immobilisation dans les eaux internationales, l'Aquarius, qui a secouru 629 migrants, a mis le cap vers le port de Valence, en Espagne, seul pays à proposer de le recevoir.

Plus de 520 migrants qui se trouvaient à son bord ont été transbordés sur deux navires italiens qui feront le trajet avec lui. La flottille devrait mettre plus de trois jours pour atteindre le port espagnol distant d'environ 1.500 km, en raison de conditions météorologiques difficiles.

>>Lire aussi : Libye: OIM et HCR veulent vider les centres gouvernementaux de détention de migrants

L'affaire, une semaine après l'arrivée au pouvoir en Italie du gouvernement antisystème formé par le Mouvement 5 Etoiles et la Ligue (extrême droite), a suscité une nouvelle crise au sein de l'Union européenne sur le dossier des migrants, avec notamment un accès de tensions entre Paris et Rome.

Filippo Grandi a salué la décision de l'Espagne d'accueillir l'Aquarius et a rappelé dans le même temps que l'Italie avait absorbé ces dernières années la plus large part des flux migratoires en provenance de Libye.

"Il faut un système qui partage plus équitablement la responsabilité d'autoriser ce bateau à accoster puis de mener à bien le processus déterminant qui est un réfugié et qui ne l'est pas", a poursuivi le haut commissaire.

"L'Italie a raison de dire que cela doit être partagé plus équitablement." Si ce n'est pas le cas, a-t-il poursuivi, "cela ne fonctionnera pas".

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