Le Maroc, Hub international d’agriculture

 Par M. Amine LAGHIDI 

 Comme à l’accoutumée, l’expert international Amine LAGHIDI nous gratifie d’un article-document où il nous fait part de propositions structurées visant la création d’emplois, de prospérité pour tous et l’attrait d’investissements durables au Maroc, dans le cadre de l’effort national de relance économique.

En ces temps de crise mondiale, une crise globalisée et polymorphe, il appartient aux nations qui sortent gagnantes de bâtir le monde du futur. Et le Royaume du Maroc, Roi et Peuple unis, a tous les atouts en main pour relever ce défi, réussir la relance et la sortie de crise, afin de faire partie de ce club restreint.

Nous Marocains, avons l’obligation de réussir pour nous-mêmes, pour nos enfants et petits-enfants, mais également pour être solidaires avec les autres nations et peuples amis et frères sur la voie de la réussite, avec une pensée prioritaire et particulière pour notre chère Afrique.


Si la crise actuelle est épidémique en apparence et d’origine, ses ramifications économiques et sociales s’avèrent être plus graves. Et c’est à ces dernières que s’intéresse cet article, qui vise à servir de contribution concrète et patriotique à la réduction de l’impact économique du Covid-19, via la création d’emplois et de richesses, seuls capables de transformer les menaces en opportunités de manière durable et rayonnante.

Les propositions contenues dans cet article prennent compte de la conjoncture mondiale et nationale actuelle. Elles valorisent les stratégies nationales mises en place, l’objectif étant de bâtir le futur de manière ambitieuse, malgré la crise, fédératrices, impliquant les différents acteurs et parties prenantes, tout en restant simples, concrètes, créatives et faciles à appliquer, malgré l’urgence et la complexité des contraintes.

Si l’investissement dans la technologie matérielle (composants intelligents, Nano-Tech, puces avancées, …) et immatérielle (Intelligence Artificielle, Programmes auto-adaptables et auto-apprenants, Technologies adaptées aux domaines de la Sécurité et de la Médecine…) est fondamental et indiscutable, -nous y reviendrons d’ailleurs dans une étude dédiée,- l’enjeu majeur en période de crise demeure la confiance de l’investisseur et la création d’emplois.

A une échelle nationale, la création d’emplois se doit d’être mesurée selon quatre indicateurs clefs pour mesurer notre performance à l’atteindre :


1/ La création « d’emplois dignes en masse »

2/ La création « d’emplois à forte valeur ajoutée »

3/ La durabilité de l’emploi et des structures

4/ L’auto-emploi et entreprenariat


Prendre un seul de ces KPI’s risque d’être un choix dangereux et très limitatif. Seule la combinaison des quatre met sur les rails une économie saine, inclusive et profitante à tous (emplois en masse), créatrice de richesse nationale (emplois à forte valeur), agile (durabilité) et dynamique (auto emploi et entreprenariat).

En temps de crise, nous n’avons guère le luxe du temps, et remplir ces 4 critères se doit d’être réussi le plus tôt possible. Pour ce faire, nous devons nous baser sur :

A/ les grandes menaces mondiales créées par cette crise, ces menaces catalysent une demande en masse, et son urgence justifie la valeur ajoutée.

B/ Notre capacité économique marocaine à répondre avec une offre/solution adéquate à ces menaces dans l’immédiat et de manière durable, grâce à un tissu économique existant, une expertise prouvée, une capacité d’amélioration, un potentiel de développement, des solutions nouvelles mais combinables avec les programmes et stratégies existantes, et un regard innovant, stratège mais pragmatique sur le terrain.


Et c’est justement ce que cet article/ proposition aspire à apporter de manière humble et concrète en se focalisant sur :

L’agriculture et l’agroalimentaire comme vecteur de création d’emplois et de prospérité pour les Marocaines et Marocains

L’Histoire de l’humanité s’est faite et défaite autour de l’agriculture. Les plus grandes civilisations émergèrent autour de points d’eau, de pâturages et de terrains de production agricole, (Sumer, Babylone…). Ces mêmes civilisations qui ont résisté aux guerres, aux envahisseurs, aux maladies, ont connu une implosion interne à partir du moment où elles ne pouvaient plus nourrir leurs propres citoyens…

La sécurité alimentaire est la clef de voûte de toute civilisation. Un système solidaire profitant à tous les citoyens et auquel ils peuvent tous contribuer.


La sécurité alimentaire et dans un sens plus stratégique, la «souveraineté alimentaire» joue un rôle crucial d’influence externe et de développement inclusif, de création de richesses et de stabilité en interne, sur tout le territoire. Les Grandes guerres, épidémies qu’a connues l’Histoire de l’humanité en témoignent. La faim en temps de guerre faisait plus de victimes que les flèches des Arbalètes ou les missiles intelligents.

Et la crise du Covid-19 n’est guère une exception. Nous avons tous vu l’impact négatif de la rupture des chaînes de valeurs mondiales sur des nations riches et au PIB par habitant très élevé. Ces mêmes citoyens ont dû survivre avec un minimum vital pendant des semaines. Nous avons également vu l’impact positif de cette rupture sur de petits agriculteurs et éleveurs, qui ont vu la demande domestique augmenter pour leur production artisanale, notamment dans certains pays africains, ayant abandonné, depuis des années, l’investissement dans l’agriculture au profit d’une spécialisation minière ou énergétique. Ce constat relance le débat sur la priorité de « l’économie alimentaire » dans la réduction de la pauvreté, la création d’emplois, la diversification des exports, et donc de la création de richesses et de prospérité pour les nations et les structures économiques.

Il y a deux ans, j’avais commencé une étude justement dédiée à ce sujet, le rôle de « l’économie alimentaire » dans la création d’emplois et de richesses en Afrique. Une étude qui m’a valu le plaisir de recevoir un Prix d’honneur africain dédié au développement économique et social, en Guinée Conakry fin 2019. Et cette étude, actualisée pendant la crise actuelle et durant les semaines de confinement, est depuis, devenue un plan d’action qui attire aujourd’hui d’importants investisseurs étrangers, désireux d’investir dans un Hub marocain agro-alimentaire international, un Hub dédié à la fois au sourcing, à la production, la transformation et l’export valorisant et ce grâce à une confiance mutuelle et un partenariat solide en joint-venture avec des entrepreneurs marocains patriotes et à la compétence reconnue.

En s’inspirant des Hautes Orientations et Directives Royales, l’étude est passée du stade de proposition scientifique à celui de plan d’action concret et d’intérêt général, aspirant à apporter des solutions concrètes à un ensemble d’urgences exacerbées par la crise du Covid-19.


J’en cite les suivantes :

  • L’urgence de la création d’emplois en masse, dignes, durables et non seulement intermittents/ saisonniers dans le secteur de l’agriculture ;
  • L’urgence de la création d’emplois « valorisants », dignes et à forte valeur ajoutée pour le soutien de la classe moyenne également ;
  • Une attention spéciale pour la Jeunesse et son épanouissement social et professionnel ;
  • Contribuer à bâtir une économie marocaine d’« opportunités » et non d’« opportunistes» ;
  • La priorité doit être donnée à l’export et essentiellement à l’export et l’internationalisation des PME et TPE ;
  •  Un focus particulier est à allouer au « monde rural » au support des « petits agriculteurs» ;
  •  La création d’emplois et de richesses dans le monde rural en harmonie avec la régionalisation avancée est une priorité nationale ;
  •  La valorisation du capital immatériel marocain au cœur de ce modèle de développement : savoir, ingénierie, branding régional, branding culturel, solutions intégrées, R&D, logistique…
  •  Multilatéralisme des relations étrangères du Royaume du Maroc et priorisation de l’Afrique et de la coopération Sud-Sud ;
  •  Devenir le « Hub de valorisation » de la Région et non pas seulement un hub de passage (objectif atteint) ;

Focus Line :

Sur la base de ces priorités, nous pouvons établir le tableau suivant, schématisant de manière structurée et changeant la perspective d’une action induite et conditionnée par les moyens et autres inputs (fragilisée par leur manque, rendue complexe par leur excès), à une perspective orientée Objectifs, structurée par projets concrets, et favorisant un retour sur investissement rapide et fort. Lire le tableau se fera donc de la droite vers la gauche, de l’Est vers l’Ouest.

  •  Objectifs
  •  Catalyseurs clefs pour les atteindre (à implanter en tant que projets clefs)
  •  Inputs

Faire du rêve agricole une réalité viable pour le producteur, le futur investisseur et le jeune Marocain à la recherche d’un emploi.


Ingénierie et déploiement du projet :

La clef du projet se trouve dans la transformation du Marché marocain, d’un Marché agricole du Push (flux poussés, focalisés sur la production et souvent incertains) en un Marché du Pull, à flux tirés par des commandes internationales structurantes et valorisantes.

– Réduisant ainsi, sur le court terme, une bonne partie de l’incertitude de la demande qui impacte négativement le cycle de vie de l’agriculteur, augmentant la valeur ajoutée grâce à l’élimination des intermédiaires.

– Permettant l’établissement d’usines de transformation grâce à la double présence d’une matière première de bonne qualité toute l’année (stockage froid) et d’une demande internationale contractuelle reconnue.

– Permettant l’émergence d’un savoir-faire en matière de trading et donc de commerce international et de gestion logistique des produits alimentaires (agricoles et autres).


Ce qui permet dans l’immédiat de créer de l’emploi et de la valeur ajoutée. Et dans le moyen terme, de permettre au pays de sortir du piège du stress et de la dépendance vis-à-vis de la pluviométrie. Une bonne partie de la valeur ajoutée agricole deviendra industrielle et commerciale (Trading international et logistique) d’une part, et d’autre part la production par flux tirés permettra une meilleure adéquation entre la production et la nature des terrains et des ressources en eau de chaque région (les herbes aromatiques et la figue de barbarie, à titre d’exemple, pour les régions désertiques ou arides, le Kiwi et la banane pour des régions plus riches en eau).

L’impact escompté sur la création de l’emploi, sa pérennisation, ainsi que la généralisation de l’accès à la prospérité sera important dans son ampleur et visible dans l’immédiat. Pour ce faire, ce Hub reposera sur un réseau de zones de valorisations intégrées proches des agriculteurs. Certaines sont existantes et ont besoin d’un simple accompagnement, d’autres seront à bâtir selon les normes mondiales. Ces zones de proximité, destinées à l’export mais également au marché domestique proposeront les services suivant :

  •  Stockage, transport, packaging et services documentaires, impératifs pour les opérations d’exports.
  • Consolidation et suivi des agriculteurs en vue de répondre aux exigences des clients clefs à l’international.
  • Normalisation valorisante du contrôle qualité des produits en vue de répondre aux exigences des importateurs mondiaux des produits marocains, jusqu’aux certifications : Label d’origine, Label BIO, Label durable, Label Halal, ce dernier connaît une forte demande en ce moment aussi bien dans les Marchés américains/ européens que dans les Marchés émergents : Moyen Orient, Asie du Sud Est (Indonésie, Malaisie Notamment).
  •  La disponibilité des produits agricoles toute l’année au Maroc et à bon prix permettra également au pays de développer son industrie Agro-alimentaire qui reste fragile à cause de sa dépendance vis-à-vis de l’import de la matière première.
  •  Le développement de ces zones doit commencer par l’établissement de zones pilotes dans des régions clefs à fort potentiel agricole, pour être élargies également à tout le territoire national bénéficiant d’un effet d’expérience.
  •  Ce savoir-faire une fois capitalisé permettra l’émergence de zones de trading internationales dans les zones franches logistiques et/ou industrielles (Tanger Med et autres) permettant au Maroc de devenir un véritable Trader valorisant les Exports africains vers le Monde, les pays africains souffrant des mêmes problématiques de périssabilité et d’accès au Marché que le Maroc actuellement.
  •  Sur un autre registre, ces zones, au lieu de se substituer aux opérateurs existants ou potentiels, deviendraient un point de rencontre pour tous, offrant des solutions intégrées à l’agriculteur : du producteur de graines, à l’assurance, à la banque, au transporteur, transitaire, bureau de contrôle, à la mutualisation de l’utilisation des machines entre les producteurs, centres de formation pour les jeunes et les entrepreneurs agricoles de chaque Région…
  •  Le Maroc pourra jouer, grâce à ce projet, un rôle économique clef à l’échelle continentale, en permettant non seulement un meilleur export de ses produits agricoles et alimentaires, mais également une voie majeure pour l’accompagnement et l’export des produits africains vers le monde. Et donc un outil concret de diversification des ressources économiques des pays africains frères.

Tirer le secteur par la demande à l’export, l’investissement étranger et national combinés :

  •  Un partenariat intelligent et collaboratif est en cours de finalisation, en ce moment même, avec quelques-unes des plus grandes centrales d’achat et de distribution mondiales du secteur, permettant de couvrir plus de 150 pays.
  •  En découlera des contrats de commandes fermes à l’international pour les producteurs marocains, petits et grands, auprès de donneurs d’ordres Clefs à l’échelle internationale.
  •  Il en est de même avec d’importants distributeurs marocains, dans le but d’améliorer l’accès au Marché pour petits producteurs et la TPE agricole et améliorer ses marges commerciales et sa structure de coûts, eu égard au raccourcissement de la chaîne de distribution. La collaboration avec les chaînes de distribution et de supermarchés marocains doit inclure également le Marché africain où elles sont implantées ou en cours d’implantation.

Ce qui devrait permettre de :


1/ Garantir un accès immédiat et certain de la production nationale agricole aux marchés internationaux grâce à la présence, le référencement et l’expertise de longue date des centrales internationales partenaires sur des centaines de pays.

2/ la diversification des exports marocains de manière géographique vers le monde et par la même, la diversification stratégique des partenariats économiques.

2’/ La diversification des exports agricoles marocains, en accompagnant de nouvelles niches de production, encore sous-développées et à forte valeur ajoutée à l’international.

3/ Attrait et renforcement des investissements étrangers et nationaux pour subvenir à cette importante demande centralisée.


4/ Création d’emplois à forte valeur ajoutée, dignes et en importante quantité autour de ce nouveau circuit économique.

5/ renforcement de la balance commerciale et des réserves nationales en devises

Industrialisation agricole en écosystèmes intégrés et trading International

6/ ce partenariat prévoit un investissement dans la transformation industrielle des produits nationaux agricoles, destinés à l’export mais également au marché domestique, ce qui jouerait le rôle d’effet multiplicateur des cinq points précédents. La transformation des légumes produits localement en sauces et soupes déshydratées, la transformation des fruits en jus et concentrés, la préparation de plats complets surgelés, ainsi que la transformation des herbes en essences destinées à l’export sont parmi les projets considérés. Le tout grâce à un investissement en joint-venture internationale (Brand reconnu mondialement) et national (pour garantir le transfert de savoir et la pérennisation du projet et de l’expertise acquise) travaillant en un écosystème agricole intégré, de nouvelle génération, permettant l’export du : Produit final industrialisé mais également de la matière première (produit agricole) ainsi que des produits intermédiaires, selon le besoin du client, créant ainsi davantage d’options et de débouchés stratégiques, moins de dépendance et plus d’emplois durables et de valeur ajoutée locale.


7/ Investir dans un Hub international de trading de commerce international, d’export et de distribution, basé au Maroc, favorisant les exports africains vers le monde et permettant de connecter plusieurs zones de grande production aux grandes zones de consommation : Focus spécial sur la Grande Bretagne (Post Brexit), USA, Union Européenne, Europe de l’Est, Moyen Orient, Afrique comme Marchés prioritaires. Ce Hub se base sur les atouts nationaux en matière de géographie, d’infrastructures, notamment portuaires, (Tanger Med étant le principal port africain en termes de connectivité, de service et de capacité, sans oublier les autres ports existants ainsi que ceux en développement, Nador West Med et Dakhla comme exemples phares). Les atouts financiers et bancaires internationaux du pays sont d’un important support également : le dynamisme des banques nationales à l’international et de CFC comme Hub financier n’étant plus à prouver.

Réflexion sur la gouvernance :

Plusieurs modèles peuvent être paramétrés. Nous encourageons un modèle de proximité où chaque zone est gérée de manière autonome et indépendante, avec sa propre score-card, tout en ayant dans son tour de table les principaux opérateurs agricoles de la région mais aussi une représentation des acteurs /supports.

  •  Un droit d’entrée est à garantir pour les petits, moyens et grands agriculteurs de la région, donnant lieu aux services de la zone mais aussi à la participation au capital de la « Value unit » la plus proche, dans le cadre d’une approche contractuelle, en échange d’un engagement sur le volume, la qualité de la production ainsi que le respect des normes sociales : respect des conditions de travail des travailleurs, déclarations sociales, formation, niveau salarial, etc. Ce qui éliminerait les opportunistes et renforcerait la volonté des opérateurs agricoles sérieux et dynamiques à faire réussir le projet.
  •   Cette organisation par « sous-Régions » / « Région » permet un effet de proximité et d’adaptation aux réalités locales, mais aussi de rehaussement des ambitions des agriculteurs et de leur potentiel d’export.
  •   A l’échelle nationale, une structure « Holding » devrait chapeauter l’ensemble, bénéficiant d’un partenariat capitalistique conjoint Maroc- Etranger (Centrales d’achat, producteurs, industriels, acteurs majeurs du secteur, banques, client final) permettant de créer des leviers de masse tels que :
    •  La négociation directe avec les donneurs d’ordre mondiaux, dont certains font partie du tour de table ;
    •  Le Marketing/Branding des produits marocains à l’étranger ;
    • Un tour de table fort et inclusif constitué des acteurs clefs nationaux mais également représentatifs des acteurs régionaux les plus dynamiques pour permettre un effet d’équilibre, de proximité et de complémentarité.
    •  La transparence via une digitalisation des flux, la facilitation de l’accès à l’information et au support. En encourageant notamment le développement de solutions adaptables aux téléphones mobiles.

Les étapes du projet :


  •   Phase 1 : A déjà commencé. Elle comprend les études, la mobilisation des partenaires clefs et l’export de produits agricoles marocains vers de nouveaux pays et destinations.

Cette phase implique également la concertation dans un état d’esprit partenarial avec les principales parties prenantes. Quand : Déjà entreprise.

  •   Phase 2 : l’Opération des 1ers Centres de valorisation et d’export, en accompagnant des centres existants. A ce stade, la création d’emplois et de valeur ajoutée sera visible et croissante. Quand : 1 à 3 Mois.
  •   Phase 3 : l’instauration d’un sys-tème à flux tirés par les commandes fermes permettra d’attirer de nouveaux investissements dans le secteur et de créer plus d’emplois de masse mais également des emplois à forte valeur ajoutée (ingénierie, contrôle qualité, logistique, irrigation).

Cette Phase connaîtra également le lancement de nouvelles zones de valorisations répondant aux critères internationaux, l’objectif immédiat étant l’export, l’objectif moyen terme sera le trading international import/export également. Quand : 3 à 12 Mois.

  •  Phase 4 : Industrialisation et transfo
  •   Mation des produits agricoles destinés à l’export mais également au marché régional et international. Deux projets industriels clefs sont en cours de finalisation en ce moment même. Quand : 12 à 15 Mois.
  •  Phase 5 : Faire du Maroc un Hub international de trading, d’import / export, et de valorisation des produits agricoles et alimentaires. Avec une incidence directe sur l’investissement et l’emploi dans des secteurs clefs tels que : la banque et assurance, le maritime, le transport, la logistique, l’industrie et le service.